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Plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence

DOCUMENT OFFICIEL

2013-2014

Plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence É

Mise à jour : mai 2013

Membres du comité :

MARIE-CLAUDE BRADETTE, directrice générale

CAROLINE PEDNEAULT, enseignante de 3 e année VÉRONIQUE GIRARD, orthopédagogue

DENISE BOUCHARD, responsable du service de garde

Rédaction

CAROLINE PEDNEAULT

Révision et autorisation de publication

MARIE-CLAUDE BRADETTE, directrice générale

Correction

DIANE BOUDREAULT, secrétaire

Sources

Me SONIA DAOUST, responsable de l’administration des écoles FEEP Ministère de l’Éducation des Loisirs et du sport du Québec

Document adopté lors du Conseil d’administration du 19 décembre 2012

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État de la situation Automne 2012

Mise à jour : Mai 2013

Analyser la situation de l’établissement au regard de l’intimidation et de la violence

Avant de mettre en place des mesures et des actions pour prévenir et contrer l’intimidation et la violence, il importe que l’établissement scolaire connaisse d’abord l’ampleur de ce phénomène dans son milieu en faisant le portrait le plus exact possible des manifestations d’intimidation et de violence. Ce portrait initial s’avère fort utile pour permettre à l’école de suivre l’évolution de ce phénomène d’autant plus qu’elle est appelée à transmettre chaque année au ministre « un rapport annuel qui fait mention de la nature des plaintes qui ont été portées à sa connaissance et des interventions qui ont été faites ».

Dans le cadre du projet de loi 56 qui a pour objectif de modifier la Loi sur l’enseignement privé et la Loi sur l’instruction publique, l’École Apostolique a mis sur pied un comité de travail afin de préparer le présent document.

La première étape de ce comité a été de faire l’état de la situation de la violence à l’École Apostolique. Pour ce faire, des questionnaires ont été distribués à tous les employés de l’École.

  1. Description de l’établissement (fondation, nombre d’élèves, type et nombre de membres du personnel, structure administrative au niveau de l’encadrement des élèves).

Au début du siècle dernier, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne comptait qu’une seule maison d’éducation privée pour les garçons : le Séminaire de Chicoutimi qui recevait les élèves dès leur jeune âge jusqu’à la fin du cours classique. Il était évident que les enfants des cours préparatoires étaient trop petits et trop jeunes pour suivre les règlements sans fatigue.

En 1918, les Soeurs Antoniennes de Marie réalisèrent le rêve de leur fondateur, l’abbé Elzéar DeLamarre, en prenant en charge les classes préparatoires au Séminaire. Cette ouverture à l’enseignement était l’aboutissement de longues et délicates transactions.

Dès septembre de cette même année, les sœurs instauraient quelques classes dans leur couvent. Ce fut l’origine de l’École Apostolique, seule école primaire privée d’enseignement religieux catholique dans la région.

Jusqu’en 1938, les prêtres du Séminaire assumèrent la direction de l’école. Le 14 mars de cette même année, l’établissement devint la propriété des sœurs Antoniennes et en décembre, on l’aménagea dans la nouvelle construction sur la rue Jacques-Cartier.

Réservée exclusivement aux garçons depuis sa fondation, l’École Apostolique ouvrit ses portes aux filles en 1969.

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En 2005, les Antoniennes de Marie passent leur flambeau aux mains d’un conseil d’administration formé de parents, de membres de la communauté religieuse, d’employés et à partir de la même année, l’école dispense l’éducation au préscolaire (maternelle) et continue l’enseignement au primaire, de la première à la sixième année. Le programme de formation de l’école québécoise du Ministère de l’Éducation, des Sports et des Loisirs est suivi et adapté afin d’en assurer le rendement et l’efficacité.

Le personnel, choisi pour ses compétences et pour ses convictions chrétiennes, y a toujours poursuivi sans relâche un idéal commun : créer à l’école un climat où l’enfant se sent accepté, aimé et valorisé. En effet, dans ces jeunes encore fragiles qui leurs sont confiés, il ne voit pas seulement un travail d’éducation à mener à terme, mais aussi, et surtout, un élément d’amour et de fierté.

L’École accueille actuellement 212 élèves de la maternelle à la 6e année. Ils sont encadrés par sept enseignantes titulaires, une orthopédagogue, une enseignante de musique, une enseignante d’anglais et d’arts plastiques, une enseignante d’anglais enrichi et une enseignante d’éducation physique. À l’école Apostolique, le service de garde est bien encadré par une responsable de ce service et sept éducatrices.

C’est la direction générale de l’école qui est responsable de l’encadrement, cette responsabilité est aussi partagée avec le titulaire de l’élève et l’orthopédagogue qui assure le suivi. Pour les gestes posés en dehors des heures de cours, la responsable du service de garde fait la transition avec le titulaire et/ou la direction.

  1. Description des problématiques liées à l’intimidation et à la violence (type

de problèmes rencontrés et fréquence, statistiques si disponibles).

L’École Apostolique a la chance d’être une école où il y a peu de gestes de violence et d’intimidation. La structure du service de garde, le grand nombre d’activités parascolaires et les valeurs véhiculées dans le projet éducatif de l’école sont pour les intervenants scolaires un moyen de contrer les gestes de violence et d’intimidation.

Dans la dernière année, trois ou quatre signalements d’intimidation ont été faits à la direction de l’école. Dans la cour de récréation, on note qu’il y a, chaque jour, de petits conflits, des chicanes, des insultes entre les élèves que ce soit des filles ou des garçons.

Dans la dernière année, trois ou quatre manifestations de violence physique sont survenues de la part de garçon et ces comportements faisaient suite à la pratique de sport.

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3. Mode de prise en charge des problèmes (ce qui a été fait jusqu’à

maintenant, qui s’occupe de quoi)

Lorsqu’un problème de chicane avec moins d’importance survient, les surveillants de la cour de récréation interviennent selon les circonstances, si ce problème est répétitif, l’enseignante titulaire est avisée de la situation et responsable du suivi.

Lorsqu’un conflit avec violence physique survient, les élèves sont immédiatement conduits au bureau de la direction et une fiche d’infraction majeure est remise aux élèves.

Lorsqu’il y a une plainte d’intimidation, tous les surveillants de la cour sont avisés et assurent la sécurité du jeune, si des comportements nuisibles sont observés, l’intimidateur reçoit une fiche d’infraction majeure et les parents sont immédiatement avisés.

  1. Activités réalisées (ensemble des actions qui ont été entreprises jusqu’à

maintenant)

À chaque début d’année, les élèves et les parents doivent lire le code de vie et signer un contrat d’engagement. Dans le code de vie, on parle d’intimidation et de violence physique.

Depuis septembre 2012, l’orthopédagogue est à mettre en place un service de médiation, les jeunes médiateurs ont été choisis par un comité de sélection et ont suivi une formation. Depuis janvier, ils sont déployés sur la cour d’école pour aider à gérer les petits conflits et prévenir les plus gros.

  1. Plan pour l’année prochaine (ensemble des actions et des activités qui

seront mises en place en fonction du rapport et de l’état de situation)

L’objectif principal de la prochaine année sera de conscientiser les élèves et les parents à la différence entre « stooler » et dénoncer. En plus de continuer à offrir des activités stimulantes qui occupent nos jeunes.

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Plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence É

Mise à jour : Mai 2013

PLAN DE PRÉVENTION ET D’INTERVENTION CONTRE L’INTIMIDATION ET LA VIOLENCE

DÉCLARATION DE PRINCIPES

Nous, membres du conseil d’administration et de la direction de l’École Apostolique de Chicoutimi, reconnaissons que :

Nos élèves et notre personnel ont droit à la protection, à la sécurité et au respect de leur intégrité physique, psychologique et morale.

✓ Nous avons le devoir d’assurer à tous un environnement sain et sécuritaire, libre de toute forme d’abus, d’agression et de violence.

✓ Nous pratiquons la tolérance zéro envers toute situation problématique et tout comportement inapproprié qui peuvent porter atteinte à l’intégrité de nos élèves, nos employés et nos partenaires.

✓ Nous encourageons l’établissement de rapports sains entre les gens, fondés sur le respect mutuel, la confiance et l’inviolabilité de chaque personne.

✓ Nous prêtons assistance à toutes les personnes qui sont victimes

d’abus, de violence et d’agression.

BUT DU PLAN DE PRÉVENTION ET D’INTERVENTION

Le but de notre plan de prévention et d’intervention est d’assurer durant le temps scolaire la protection, la sécurité et l’intégrité physique, psychologique et morale des élèves ainsi que l’intégrité des membres de direction et du personnel de l’établissement.

Si un ou des gestes posés en dehors du temps scolaire influencent de quelque façon que ce soit les activités des élèves et du personnel, ces gestes seront considérés comme étant survenus durant le temps scolaire.

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OBJECTIFS DU PLAN DE PRÉVENTION ET D’INTERVENTION

  1. Contribuer à éliminer les situations problématiques et les comportements inappropriés qui portent atteinte à la sécurité, au développement et à l’intégrité des élèves et du personnel de l’établissement.
  2. Favoriser la concertation et la collaboration dans une culture qui responsabilise les membres de la direction, du personnel, des élèves et de leurs parents dans la création et le maintien d’un milieu de vie sécuritaire, sain, motivant, stimulant et valorisant pour tous.
  3. Convaincre les membres du personnel de l’importance d’assurer en tout temps la protection et la sécurité des élèves ainsi que la sauvegarde de leur dignité et de leur intégrité et l’obligation qui en découle d’adopter des comportements exempts d’intimidation, d’agression et de violence de toute forme.
  4. Conscientiser les élèves aux diverses formes d’abus, d’agression, d’intimidation et de violence et les aider à reconnaitre les situations problématiques et les comportements inappropriés qui pourraient porter atteinte à leur sécurité et à leur intégrité.
  5. Reconnaitre, dépister et aider les élèves qui sont victimes de situations problématiques et de comportements inappropriés qui portent atteinte à leur sécurité et à leur intégrité physique, psychologique et morale.
  6. Permettre aux élèves de participer à des activités de formation sur des problématiques qui peuvent affecter leur santé, leur sécurité et leur développement et les informer sur les moyens à prendre pour se prémunir contre certains dangers.
  7. Favoriser la mise en place dans l’école d’un programme d’entraide par les pairs afin d’améliorer et d’augmenter l’efficacité de l’aide que des élèves peuvent mutuellement se donner au regard des problèmes qu’ils expérimentent en matière d’intimidation et de violence à l’école.
  8. Amener le personnel et les élèves à adopter des attitudes et des comportements préventifs à l’égard de toute forme d’abus, d’intimidation, de violence et d’agression.

PERSONNES VISÉES PAR LE PLAN DE PRÉVENTION ET D’INTERVENTION

Pour être pertinent, significatif et efficace, le plan de prévention et d’intervention de l’établissement d’enseignement doit être collé aux réalités vécues par les élèves et le personnel en matière d’intimidation et de violence à l’école et être le fruit d’une démarche structurée et concertée de plusieurs acteurs. Les membres du conseil d’administration et de la direction, l’ensemble du personnel, les élèves, les parents, les bénévoles, les fournisseurs de produits et services et les partenaires de la communauté environnante ont tous des responsabilités quant à la réalisation et à l’application du présent plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence.

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RESPONSABLE DE L’APPLICATION DU PLAN DE L’ÉTABLISSEMENT

Madame Marie-Claude Bradette, directrice générale, agira à titre de personne responsable de l’application de la présente politique.

Au besoin, elle travaillera en collaboration avec Véronique Girard, orthopédagogue de l’école.

Ses responsabilités principales sont de :

  1. Constituer un comité de travail consultatif quant à la rédaction d’un plan de prévention, l’établissement de règles de conduites et de sécurité, l’évaluation des besoins de formation et la mise sur pied d’activités à l’initiative des élèves.
  2. Être la personne-ressource quant à la coordination de toutes les interventions, les enquêtes, les rencontres de témoins et de parents et l’imposition de sanctions qui découlent de l’application des règles ou du code de vie de l’établissement.
  3. Tenir un registre des plaintes et de leur traitement.
  4. Rédiger un rapport annuel sur l’état de la situation, les interventions, les formations et

les activités de sensibilisation réalisées.

DÉFINITIONS

Cette section est créée dans le but de disposer d’un vocabulaire commun à l’ensemble des personnes touchées par le plan de prévention et d’intervention pour contrer l’intimidation et la violence à l’école. Elle permet de mieux décrire ce qui se passe et de définir les faits. L’objectif n’est pas de juger, mais de bien préciser ce dont il est question pour mieux intervenir.

Agresseur

Le terme agresseur désigne la personne qui, dans une situation donnée, est responsable ou complice d’un acte de harcèlement ou d’intimidation, quelle qu’en soit la gravité.

Cyber-intimidation

Désigne une situation dans laquelle une personne utilise un moyen technologique, tel qu’un ordinateur ou un téléphone cellulaire, pour blesser quelqu’un.

Voici des exemples de cyber-intimidation :

▪ Envoyer des courriels et des messages textes cruels.

▪ Afficher des photos gênantes de quelqu’un ou modifier des photos et les afficher sur un site Web.

▪ Créer des sites Web pour se moquer des autres.

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▪ Évaluer l’apparence des gens sur Internet.

▪ Utiliser le nom de quelqu’un sur Internet pour nuire à sa réputation.

▪ Menacer quelqu’un.

▪ Insulter, injurier ou dénigrer une personne.

▪ Inventer ou propager des rumeurs.

▪ Faire du ciblage, c’est-à-dire prendre une personne à partie en invitant les autres à l’attaquer ou à se moquer d’elle.

▪ Usurper l’identité d’une personne.

▪ Flinguer : pratique consistant à envoyer un message incendiaire à un autre internaute participant à un forum ou à une liste de diffusion, pour lui exprimer sa désapprobation.

▪ Faire du vidéolynchage : pratique consistant à agresser collectivement une victime en la filmant par téléphone cellulaire puis en diffusant le film humiliant de cette agression.

▪ Inciter au dévoilement physique ou non de soi ou d’autres personnes.

Harcèlement

Tout acte ou commentaire non désiré et répété qui se révèle blessant, dégradant, humiliant ou choquant pour une personne. Les comportements qui persistent après qu’on ait demandé à l’agresseur d’y mettre fin sont particulièrement préoccupants.

Intimidation

Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser ou opprimer.

Intimidation directe

Cette forme d’intimidation a lieu en présence de la personne qui en est victime par des gestes, des paroles et des actions apparentes.

Par exemple :

▪ Pousser une personne;

▪ La frapper;

▪ Voler ses biens;

▪ Se moquer d’elle;

▪ L’insulter;

▪ Abimer ou détruire son matériel;

▪ Poser envers elle des gestes humiliants ou menaçants.

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Intimidation indirecte

Cette forme d’intimidation a lieu en l’absence de la victime ou sans se soucier de sa présence.

Par exemple :

▪ Exclure ou rejeter une personne;

▪ L’ignorer ou couper le contact avec elle sans explication;

▪ Médire ou répandre des rumeurs et des mensonges à son sujet;

▪ Nuire à sa réputation;

▪ Lui jouer de mauvais tours à son insu;

▪ Manipuler les personnes autour d’elle.

Intimidation sociale

Cette forme d’intimidation a lieu lorsqu’on se sert de ses amis et de ses connaissances pour blesser quelqu’un.

Voici quelques exemples d’intimidation sociale :

▪ Propager des rumeurs;

▪ Exclure quelqu’un du groupe;

▪ Parler contre quelqu’un dans son dos;

▪ Se liguer contre quelqu’un;

▪ Briser des amitiés volontairement.

Intimidation ou violence verbale

Cette forme d’intimidation ou de violence a lieu lorsqu’on utilise des mots pour blesser quelqu’un.

Voici quelques exemples d’intimidation verbale :

▪ Insulter;

▪ Crier des noms;

▪ Se moquer de quelqu’un, particulièrement devant les autres (le ridiculiser);

▪ Menacer de faire mal à quelqu’un;

▪ Se moquer des vêtements, des cheveux ou des habitudes de quelqu’un;

▪ Faire des commentaires sexistes, racistes ou homophobes;

▪ Se moquer de l’origine ethnique ou culturelle de quelqu’un;

▪ Dire que la nourriture qu’une personne mange est dégoutante;

▪ Se moquer de l’accent ou de la façon de parler d’une personne;

▪ Exclure quelqu’un à cause de son ethnie ou de sa culture;

▪ Faire des blagues ou des commentaires sur l’orientation sexuelle d’une personne.

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Intimidation ou violence physique

Cette forme d’intimidation ou de violence a lieu lorsqu’on blesse le corps de quelqu’un ou qu’on s’en prend à ses objets.

Voici quelques exemples d’intimidation physique :

▪ Frapper, donner des tapes ou des coups de poing;

▪ Donner des coups de pied;

▪ Pousser;

▪ Cracher;

▪ Voler ou détruire les biens de quelqu’un, comme ses vêtements, son lecteur MP3, son vélo ou même ses devoirs.

Témoin

Le terme « témoin » désigne toute personne ou groupe de personnes qui assiste à un acte de harcèlement ou d’intimidation ou qui peut en subir des conséquences sans être directement impliqué.

Victime

Le terme « victime » désigne toute personne qui, dans une situation donnée, est la cible d’un acte de harcèlement, d’intimidation ou de violence.

Violence

Toute manifestation de force, de forme verbale, écrite, physique, psychologique ou sexuelle, exercée intentionnellement contre une personne, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse, de la léser, de la blesser ou de l’opprimer en s’attaquant à son intégrité ou à son bien-être psychologique ou physique, à ses droits ou à ses biens.

Taquinage

Taquiner, c’est s’amuser à agacer de manière amicale un ami ou une autre personne et ce n’est pas de l’intimidation. Par contre, un comportement, même anodin, peut devenir de l’intimidation s’il est fréquent et s’il blesse la personne.

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MESURES DE PRÉVENTION ET D’INTERVENTION

Les mesures de prévention et d’intervention, qui sont décrites de façon détaillée à l’annexe A, doivent se composer d’actions proactives, à la fois éducatives et coercitives, adaptées au milieu et au niveau de développement des élèves.

La mise sur pied d’une stratégie de tolérance zéro et d’intervention 100 % nécessite du temps et un effort soutenu de la part de tous. Un obstacle majeur à l’implantation d’une stratégie d’intervention face à l’intimidation est souvent le sentiment d’urgence qui amène à intervenir de façon réactive et ponctuelle plutôt que d’une façon proactive et planifiée.

L’établissement entend mettre en place les mesures de prévention et d’intervention suivantes :

De façon générale

▪ Adoption et application de notre plan de prévention et d’intervention contre la violence et l’intimidation.

▪ Responsabilisation de tous à la réussite du plan : parents, élèves et membres de l’équipe-école.

Au niveau de l’établissement

▪ Révision de ses règles ou de son code de vie pour tenir compte des problématiques découlant de l’intimidation et de la violence et pour l’adapter aux nouvelles réalités technologiques.

▪ Surveillance aux endroits importants : à l’extérieur, dans les déplacements et sur le trajet scolaire.

▪ Stratégies d’action concertées et partagées par l’ensemble du personnel quant à la détection de problèmes et à la façon d’intervenir.

▪ Stratégies d’échange d’informations et de partage d’expériences entre les divers acteurs concernés par le projet éducatif de l’établissement.

▪ Activités d’information, de sensibilisation et de formation pour les élèves.

Au niveau de la classe (éthique et culture religieuse)

▪ Période de discussions consacrées à l’intimidation et à la violence.

▪ Jeux de rôles où sont pratiquées des interventions lorsque les élèves sont témoins ou victimes d’intimidation et de violence.

▪ Règles de classe portant spécifiquement sur l’intimidation et toute forme de violence.

▪ Discussion portant sur le mouchardage (« stooler ») à l’opposé de la dénonciation et de l’affirmation de ses droits.

▪ Réalisation d’activités en lien avec la thématique de l’intimidation et de la violence.

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Au niveau des personnes

▪ Attention positive et sélective aux élèves victimes et témoins d’actes d’intimidation et de violence ainsi qu’aux comportements des intimidateurs.

MESURES VISANT À FAVORISER LA COLLABORATION DES PARENTS

La collaboration des parents en tant que premiers responsables de l’éducation de leur enfant est essentielle à la réussite du plan de prévention et d’intervention.

Afin de favoriser leur collaboration, un guide particulier leur est destiné (annexe B).

Un comité de travail impliquant les parents pourra être mis sur pied à la demande d’un nombre suffisant de parents ou un travail de collaboration particulier sera fait avec les membres du comité de parents quant à la thématique de la violence et de l’intimidation.

En cas d’intervention auprès des enfants, la personne-ressource et l’équipe-école pourront conseiller les parents et les diriger vers des ressources appropriées.

Dans tous les cas où un enfant est victime, témoin ou auteur d’un acte d’intimidation ou de violence, l’établissement s’attend à ce que les parents demeurent calmes et soient capables de prendre la distance nécessaire face aux évènements de manière à pouvoir agir le plus équitablement et impartialement possible. Ils devront se rappeler que ce n’est pas eux personnellement, mais leur enfant qui peut être victime, témoin ou agresseur et que des actions visant à modifier la situation doivent être prises. Ils devront collaborer avec la direction de l’établissement et accueillir ses recommandations.

MODALITÉS POUR EFFECTUER UN SIGNALEMENT OU UNE PLAINTE

Parce que l’intimidateur tire tout son pouvoir du secret dans lequel il enferme ses victimes, il rend celles-ci incapables de se défendre, ce qui les laisse à sa merci. Il est plus fort seulement lorsque la victime, plus faible, ne peut être protégée adéquatement.

Comme il est souligné dans l’annexe D, il faut dénoncer l’intimidateur, et c’est correct de le faire, parce qu’on le fait non pas pour un profit personnel ou une récompense, mais parce qu’on veut protéger ou faire protéger une victime. C’est même utile pour l’intimidateur, qui sera obligé de cesser d’agir ainsi. Il aura l’occasion d’être aidé lui-même et de modifier sa manière d’agir, ce qui permettra d’éviter les conséquences qui vont avec l’intimidation répétée.

Il faut dénoncer l’intimidateur et assurer une protection à celui qui le dénonce, parce que c’est bien là le premier motif qui empêche les jeunes de dénoncer les intimidateurs.

Une personne qui se croit victime d’intimidation ou de violence ou qui en est témoin doit s’adresser à un adulte de l’équipe-école ou préférablement à l’orthopédagogue qui l’accueillera et l’accompagnera tout au long de la démarche.

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Elle peut déposer sa plainte verbalement, la soumettre par écrit ou ses parents peuvent communiquer avec la direction.

Lorsque vous signalez une situation problématique, votre nom sera gardé confidentiel, sauf si vous autorisez sa divulgation dans le cadre d’une enquête. Dans tous les cas, l’établissement fera enquête. Évidemment, certaines situations feront en sorte de vous identifier sans que la mention de votre nom soit requise. Des mesures de protection particulières peuvent alors être prises de manière à garantir votre sécurité, il est donc important de vous identifier.

La personne désignée pour assurer l’application du plan de prévention et d’intervention pour contrer la violence à l’école doit :

▪ Agir de façon impartiale, avec diligence et confidentialité.

▪ Procéder à une analyse de la situation afin de bien identifier le problème.

▪ Offrir un soutien au plaignant et l’aider à exprimer sa version des faits.

▪ S’assurer que le plaignant est en sécurité.

▪ Rencontrer, avec le consentement du plaignant ou de ses parents, la personne visée par la plainte dans le but de faire cesser les agissements.

▪ Rencontrer les témoins.

▪ Prendre toutes les mesures qu’elle juge appropriées afin de mettre fin à la situation.

La personne qui croit subir de la violence ou de l’intimidation, ainsi que la personne supposée responsable de cette faute sera traitée avec impartialité. L’objectif premier sera de protéger et de sécuriser la victime, de faire cesser l’intimidation, et ce, avant d’amener l’intimidateur à réaliser l’impact de ses gestes et à trouver d’autres façons d’agir.

Une attitude de collaboration est attendue de la part de tous, tant de la victime que de la ou des personnes soupçonnées d’exercer de l’intimidation ou de la violence.

La direction de l’établissement peut, par le biais de la personne responsable du dossier, procéder à une enquête en tout temps, qu’il y ait ou non dépôt d’une plainte.

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SANCTIONS EN CAS DE CONTRAVENTION AUX RÈGLES DE CONDUITE ET DE SÉCURITÉ

FICHE POUR INFRACTION MAJEURE

Nom de l’élève : ____________________________Date : ____________________

Classe : _____________

Madame, Monsieur,

Nous tenons à vous informer que votre enfant ____________________________ a eu un comportement non conforme aux règles de vie de l’École Apostolique.

GESTE POSÉ:

Violence psychologique, harcèlement, rejet, etc.______________________________

Violence physique _____________________________________________________

Langage grossier ou irrespectueux ________________________________________

Autres_______________________________________________________________

Lieu de l’infraction: ________________________________________________________

CONSÉQUENCES :

1re FICHE Date : _____________ Fiche de réflexion et geste de réparation.

2e FICHE Date : ______________ L’élève communique avec ses parents (par

téléphone) avec la direction afin d’expliquer son geste. Fiche de réflexion et geste de réparation. Perte de deux récréations.

3e FICHE Date : ______________ L’élève communique avec ses parents.

Retenue sur l’heure du midi. Fiche de réflexion et geste de réparation.

4e FICHE Date : ______________ L’élève communique avec ses parents.

Retrait de l’école une demi-journée et retour accompagné des parents. Fiche de réflexion et geste de réparation.

5e FICHE Date : ______________ Suspension de 2 jours et plus. Étude de cas.

L’élève peut être suspendu de l’école selon la gravité du geste posé.

Par : _____________________________________Direction : ________________________________

Signature des parents : _____________________________Date : ___________________

MESURES VISANT À ASSURER LA CONFIDENTIALITÉ

Tous les renseignements relatifs à une plainte ainsi que l’identité des personnes impliquées sont traités confidentiellement par toutes les parties concernées, à moins que ces renseignements ne soient nécessaires au traitement de la plainte ou à l’imposition de sanctions.

Il faut toutefois comprendre que pour pouvoir agir, les personnes responsables doivent faire enquête. Si des informations doivent être divulguées, elles ne le seront qu’aux personnes concernées et la protection et la sécurité de la personne qui a porté plainte seront assurées.

REGISTRE DES PLAINTES

Un registre des plaintes, dont l’objectif sera de consigner tous les évènements qui sont signalés ou qui font l’objet d’une enquête en lien avec la violence et l’intimidation, sera tenu par la personne responsable du dossier.

Ce registre sera rédigé de façon confidentielle et ses données ne serviront qu’à des fins statistiques et dans le but de mieux orienter les actions de prévention. Il ne pourra être consulté que par la direction de l’établissement et les personnes qu’elle autorisera de façon spécifique à le faire.

Le registre indiquera également le suivi qui a été apporté à chaque plainte et les mesures prises le cas échéant.

MESURES DE SOUTIEN À L’ÉLÈVE

Les mesures suivantes sont mises en place afin d’apporter le soutien aux élèves qui sont victimes d’intimidation, qui en sont les témoins ou qui sont intimidateurs.

▪ Services d’accompagnement et de soutien par le personnel à l’interne.

▪ Services d’accompagnement et de soutien par des ententes avec des personnes ou des organismes externes.

SUIVI DU SIGNALEMENT

L’établissement s’engage à donner suite dans les 24 heures à toute demande de protection qui émane du dépôt d’une plainte, à rencontrer l’élève et ses parents et à apporter des mesures de correction immédiate.

L’établissement s’engage à donner suite dans les 5 jours à toute demande d’enquête concernant une situation problématique.

En tout temps, le plaignant ou ses parents peuvent joindre la personne responsable de ce dossier :

Marie-Claude Bradette au (418) 549-3302 (204) ou marieclaude.bradette@lecoleapostolique.com

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Annexe A

Mesures de prévention, pistes d’action, outils et ressources

Mise à jour : Mai 2013

ANNEXE A MESURES DE PRÉVENTION, PISTES D’ACTION, OUTILS ET RESSOURCES

Rédiger ou réviser les règles de conduite ou le code de vie de l’école1

Le code de vie de l’école est le fondement de l’ensemble des interventions relatives à un encadrement de qualité. Il est le référentiel de base à la lumière duquel sont évaluées la qualité, la pertinence et la cohérence des mesures prises et des actions posées pour créer à l’école un milieu de vie accueillant, harmonieux, stimulant et dynamique, respectueux des droits personnels et collectifs, propice à la santé et à la sécurité des élèves et du personnel et favorable au bon déroulement des activités éducatives.

Le code de vie représente un contrat collectif qui lie tous les agents associés au projet éducatif de l’établissement : les membres de la direction et du personnel, des élèves et leurs parents.

Dans la rédaction ou la révision du code de vie de l’école, voici quelques principes de base dont on doit tenir compte pour favoriser la responsabilisation des élèves sur le plan scolaire et comportemental.

  1. En conformité avec le projet éducatif de l’école, déterminer des valeurs fondamentales privilégiées par l’équipe-école pour guider la conduite des élèves et de tous les adultes associés à l’école (personnel, parents). Il va de soi que le civisme et le respect sont des valeurs incontournables pour tout établissement qui veut prévenir et contrer les actes d’intimidation et de violence dans son milieu.
  2. Déterminer un ensemble de règles ou d’exigences raisonnables, nécessaires et applicables qui découlent des valeurs fondamentales retenues précédemment et qui traduisent, en termes de comportements observables, ce qu’on attend des jeunes et des adultes.
  3. Expliquer la raison d’être de ces règles pour promouvoir et faire respecter les

valeurs jugées prioritaires et ainsi assurer un climat sain dans l’école.

  1. Prévoir des conséquences réalistes, appropriées et applicables pour tout comportement qui enfreint une règle établie. Ces conséquences doivent être connues et comprises de tous, directement liées au manquement à la règle établie et axées sur le sens de la réparation de la part de l’élève afin de développer son sens des responsabilités.

1 Quelques références utiles :

AUDET, Danielle et ROYER, Égide. Guide d’intervention au secondaire. École et comportement, MEQ, 1993. SANFAÇON, Camil. Les règlements. Atelier dans le cadre du programme « S’outiller pour mieux aider nos jeunes ». SANFAÇON, Camil. Le rétablissement et la réparation. Atelier dans le cadre du programme « S’outiller pour mieux aider nos jeunes ». REVERT, André. De la discipline à l’autodiscipline : une alternative à l’exclusion scolaire. Guide-ressource sur des stratégies de prévention et d’intervention favorables à la responsabilisation des élèves sur le plan scolaire et comportemental. CADRE, Montréal, 1998.

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E. Prévoir des mesures concrètes d’intervention, de suivi et de relation d’aide

auprès des élèves et de leurs parents. Il peut être question :

◆ du traitement des données recueillies touchant des incidents ou diverses

situations; ◆ des moyens ou des actions à prendre au regard de tel incident ou de telles

situations; ◆ de la communication avec les parents (faits, accompagnement et soutien

envisagé); ◆ des aspects à considérer dans le suivi (par exemple, selon qu’on est victime,

témoin ou auteur d’intimidation); ◆ des ressources professionnelles internes et externes.

À l’ère du virtuel, il est impératif que le code de vie de l’école traite de l’utilisation des technologies (cellulaire et téléphone intelligent, appareil photo numérique, iPod, médias sociaux, texto, etc.), précise ce qui est permis à l’école et ce qui ne l’est pas, durant ou en dehors des heures de classe, et spécifie les sanctions liées à une utilisation non appropriée (confiscation, durée, etc.).

Prévenir et contrer l’intimidation et la violence à l’école : une démarche collective

La qualité et l’efficacité d’un plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence à l’école reposent sur la concertation et la contribution de trois partenaires incontournables : les parents, les élèves et les membres de l’équipe-école. C’est dans la complémentarité de leurs responsabilités respectives et de leurs actions que l’établissement peut le mieux s’acquitter de son obligation non seulement de favoriser la réussite éducative de tous les jeunes qui le fréquentent, mais aussi d’assurer leur protection, leur sécurité, leur sain développement et leur intégrité physique, psychologique et morale.

➢ Les parents

Ils sont les premiers responsables de l’éducation de leur enfant et ils doivent, à ce titre, prendre conscience de leur rôle primordial de parents modèles dans la construction de l’estime de soi de leur enfant qui est à la base de leur réussite scolaire et de leur développement intégral. Ils peuvent remplir ce rôle en assumant notamment les responsabilités suivantes2 :

◆ Accorder une plus grande attention à leur enfant, faire preuve à son égard de compréhension et lui témoigner de l’appréciation par des paroles et des gestes significatifs.

2

On consultera le Guide de référence pour la prévention et l’intervention en matière d’abus, d’agression et de violence en milieu scolaire qui a été produit par la FEEP en 2005. On y trouvera des éléments de contenu, des moyens et des outils qui pourront guider, aider et soutenir tout établissement dans l’élaboration et la mise en œuvre de son plan d’action pour prévenir et contrer l’intimidation et la violence à l’école. Y sont décrits notamment les rôles et les responsabilités des divers intervenants associés à une politique de prévention et d’intervention en matière d’agression et de violence.

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◆ Être disponibles envers leur enfant, prendre le temps de communiquer avec lui et de l’écouter afin de discerner s’il vit des difficultés inhabituelles sur le plan scolaire, personnel et social et s’il semble préoccupé et anxieux. ◆ Inciter leur enfant à adopter des comportements sains et sécuritaires dans ses rapports avec ses pairs et les adultes de l’école et dans les activités auxquelles ils participent.

◆ Encourager leur enfant à parler d’un problème ou d’une situation désagréable

qui lui arrive, que ce soit à eux ou à un adulte de l’école en qui il a confiance.

◆ Dire à leur enfant qu’il a droit au respect de la part de toute personne qu’il

côtoie.

Les parents doivent aussi prodiguer à leur enfant à la maison un encadrement de qualité pour l’aider à développer son sens des responsabilités personnelles et collectives. Ils doivent veiller notamment à :

◆ Éduquer leur enfant à des valeurs importantes pour la conduite de sa vie à l’école et en société : respect des autres, civisme et bienséance dans les relations avec autrui, acceptation des différences raciales, culturelles, religieuses, ouverture aux personnes qui ne partagent pas les mêmes idées et convictions, la même orientation sexuelle.

◆ Établir un code de vie familiale qui prend en considération à la fois l’intérêt de leur enfant pour les nouvelles technologies et les médias sociaux versus les risques liés à leur utilisation.

◆ Exercer un contrôle parental fondé sur des balises ou des règles claires pour

assurer la santé, la sécurité et le sain développement de leur enfant.

Au regard particulièrement de la prévention de l’intimidation et de la violence à l’école et à l’extérieur de l’école, les parents représentent de précieux collaborateurs pour l’équipe-école du fait qu’ils connaissent bien les besoins et les comportements de leur enfant, leurs forces et leur vulnérabilité. Le guide pour les parents à l’annexe B a été conçu à cette fin; ils y trouveront des conseils et des recommandations pour aider leur enfant à faire face à l’intimidation et la violence, à mieux intervenir comme témoin ou victime d’intimidation et à le responsabiliser s’il recourt lui-même à des actes d’intimidation.

➢ Les élèves

Ils sont les agents premiers de leurs apprentissages sur le plan solaire, personnel et social et ils doivent, à ce titre, être sensibilisés à l’importance d’adopter un agir responsable face à des situations ou à des comportements de pairs et d’adultes qui pourraient affecter leur intégrité physique et morale. Il leur appartient d’assumer notamment les responsabilités suivantes :

◆ Prendre conscience de l’importance de certaines valeurs pour vivre en société : respect et compréhension d’autrui, acceptation des différences, le civisme et le savoir-vivre.

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◆ Adopter en tout temps des comportements sains, éthiques et sécuritaires de façon à ne pas mettre en danger leur santé ou leur intégrité physique ainsi que celle des autres, y compris dans l’utilisation des technologies comme le cellulaire, Internet et les médias sociaux. ◆ Consulter, demander et chercher de l’aide s’ils vivent des situations d’intimidation et de violence qui compromettent leur équilibre personnel et leur santé physique et mentale.

◆ Signaler à un adulte en qui ils ont pleinement confiance toute situation et tout

comportement qui menacent leur sécurité et celle des autres élèves.

◆ Dénoncer des comportements portant atteinte à la sécurité et à la santé physique et mentale, la leur et celle des autres. L’annexe D à l’usage des élèves souligne l’importance de la dénonciation, qu’ils soient victimes ou témoins d’actes d’intimidation et de violence.

Les élèves doivent par ailleurs prendre conscience de la raison d’être des règles de vie dans l’école et dans la classe et de l’importance de les respecter ou de les appliquer pour vivre dans un environnement sain, sécuritaire, épanouissant, valorisant et propice à la réussite de leurs études et au développement de leur plein potentiel sur le plan personnel, social et moral.

➢ Les membres de l’équipe-école : direction, personnel enseignant et non

enseignant

De concert avec le conseil d’administration, la direction de l’école veille à ce que son établissement s’acquitte de toutes les obligations légales liées à l’adoption et à la mise en œuvre du plan de prévention et d’intervention pour contrer l’intimidation et la violence à l’école. Dans l’exercice de ses fonctions, elle assume notamment les responsabilités suivantes :

◆ Démontrer de façon non équivoque la volonté de l’école d’adopter une politique claire et connue de toute face aux conduites et aux comportements inadmissibles d’intimidation et de violence et de faire respecter les droits des élèves et du personnel afin de leur offrir un environnement sain, sécuritaire, propice à leur développement personnel et social et à la réalisation des activités éducatives en classe, dans l’école et à l’extérieur de l’école.

◆ Désigner la personne chargée de coordonner les travaux d’un comité de travail mis sur pied pour rédiger, appliquer et réviser annuellement le plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence.

◆ Favoriser la participation des membres du personnel à l’élaboration du plan de

l’établissement pour prévenir et contrer l’intimidation et la violence à l’école.

◆ Favoriser la collaboration étroite des parents afin d’assurer le succès du plan de

prévention et d’intervention.

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◆ Voir à ce que les règles de vie de l’école soient appliquées en fonction des comportements attendus des élèves au regard de l’intimidation et de la violence ainsi que des sanctions qui découlent d’un non-respect des règles établies.

◆ S’assurer que les diverses mesures prévues dans le plan de prévention et d’intervention contribuent adéquatement et efficacement à éliminer les situations et les comportements problématiques d’intimidation et de violence qui portent atteinte à la sécurité, à la dignité et à l’intégrité physique, psychologique et morale des élèves et des membres de l’équipe-école.

Les membres du personnel enseignant et non enseignant veillent tous à ce que les élèves bénéficient, en classe, dans l’école et sur les terrains de l’école, d’un environnement sain et sécuritaire, à l’abri de toute manifestation d’intimidation et de violence. Dans l’exercice de leurs tâches, ils assument notamment les responsabilités suivantes :

◆ Adopter en tout temps des comportements respectueux de l’intégrité physique, psychologique et morale des élèves, exempts d’intimidation, d’agression et de violence de toute forme.

◆ Assurer la protection et la sécurité des élèves pendant tout le temps que ceux-ci

sont en leur présence.

◆ Sensibiliser les élèves à l’importance d’adopter un agir favorable à leur santé et à leur développement et d’être attentifs à des situations ou à des comportements d’adultes et de pairs qui pourraient leur causer préjudice et compromettre leur sécurité et leur intégrité.

◆ Encourager les élèves à signaler des situations d’intimidation et de violence

lorsqu’ils en sont victimes ou témoins.

◆ Participer à l’observation et au dépistage d’élèves qui, d’après certains indices,

pourraient être victimes d’abus, d’agression et de violence.

◆ Être à l’écoute des victimes et des témoins qui se confient à eux et les prendre

au sérieux.

◆ Être à l’écoute des parents qui communiquent avec eux pour leur faire part d’actes d’intimidation envers leur enfant et travailler avec eux pour trouver des solutions.

◆ Apporter leur soutien aux élèves victimes d’intimidation et de violence et les diriger, s’il y a lieu, vers des ressources en mesure de les aider à l’interne ou à l’extérieur de l’école.

◆ Informer la personne responsable de l’application du plan de prévention et d’intervention de toute situation problématique ou de tout comportement qui porte atteinte à la sécurité et à la santé physique et mentale des élèves.

◆ Respecter les mesures et les modalités d’intervention prévues dans le plan de l’établissement pour prévenir et contrer l’intimidation et la violence à l’école, sur les terrains de l’école ainsi que lors des activités se déroulant à l’extérieur de l’école.

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Faire appel à des moyens et des modalités d’action variés pour réduire l’intimidation et la violence à l’école

Outre les mesures de prévention, d’intervention, de soutien et de suivi indiquées dans le plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence (annexe A), d’autres moyens et modalités d’action proposés ci-dessous à titre indicatif peuvent s’avérer utiles dans l’école.

◆ Création d’un mécanisme de communication régulier et efficace visant à

favoriser la collaboration des parents. ◆ Implantation d’un programme d’entraide par les pairs3 qui peut prendre diverses formes : groupe d’entraide, médiation et résolution de conflits, tutorat par les pairs, travail coopératif, cercle de discussion, cercle d’amis.

◆ Moyens confidentiels mis à la disposition des élèves pour dénoncer des actes d’intimidation et de violence (boite aux lettres, adresse Internet, ligne téléphonique spéciale pour les victimes et les témoins).

◆ Organisation conjointe, par des membres du personnel et des élèves de l’école, d’une semaine ou d’une journée thématique de prévention contre l’intimidation et la violence.

◆ Midi conférence sur des thèmes comme le respect de soi et d’autrui, le civisme, le savoir-vivre, la bienséance, l’ouverture aux différences, la tolérance, l’homophobie, la discrimination, le racisme.

◆ Match d’improvisation mettant en scène des victimes, des témoins et des

auteurs d’intimidation et de violence.

◆ Utilisation du journal étudiant (éditorial, articles, chroniques, commentaires des lecteurs, jeux, mots croisés, etc.) et de la radio étudiante (chansons, émissions spéciales, entrevues) pour faire connaitre les multiples manifestations de la violence et faire ressortir les effets néfastes de ces actes sur les victimes, les témoins et les auteurs.

◆ Recours aux arts de la scène (chorale, danse, musique, scénette ou pièce de théâtre) et aux arts plastiques (dessin, affiche, peinture, sculpture) pour véhiculer des messages contre l’intimidation et la violence.

◆ Élaboration, par les élèves, d’une Charte, d’un Manifeste ou d’une Déclaration qui les engage à respecter les personnes qui les entourent et à manifester de l’ouverture envers les cultures autres que la leur4.

◆ Participation des élèves à un concours de l’établissement qui pourrait s’inspirer de celui du MELS « L’intimidation, c’est fini. Moi j’agis » sur son site Moi, j’agis (réalisation d’un court film ou d’un texte)

5

.

3

On peut se référer, pour l’implantation d’un tel programme, au Guide de formation à l’entraide par les pairs produit par CADRE en 1995. 4

Un exemple de déclaration contre l’intimidation et la violence est offert sur le site Moi, j’agis du MELS à l’adresse suivante : http://moijagis.com/declaration. 5

Consulter les adresses suivantes : pour le primaire http://moijagis.com/concours/primaire/reglement; pour le secondaire http://moijagis.com/concours/secondaire/reglement.

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◆ Collaboration avec les services de police ayant juridiction sur le territoire de l’établissement ainsi qu’avec les services de santé de sa municipalité (voir l’annexe E).

◆ Ouverture d’une plateforme de communication virtuelle entre l’école et les élèves afin d’établir des liens étroits entre la communication et la nouvelle réalité technologique et de responsabiliser les élèves dans l’utilisation éthique d’Internet et des médias sociaux.

Faciliter la participation des parents, des élèves et des membres de l’équipe-école à des activités d’information, de sensibilisation et de formation6

➢ Conférences ou ateliers à l’intention des parents

◆ Comment développer l’estime de soi de leur enfant et établir une bonne relation

avec lui?

◆ Les stades de développement de leur enfant.

◆ Les pratiques parentales liées à l’encadrement et à la discipline.

◆ Comment élaborer un programme de renforcement à la maison en prenant soin

de faire ressortir les attentes et les récompenses?

◆ Comment superviser les fréquentations de leur enfant?

◆ Les nouvelles technologies et les médias sociaux : connaissances de base et

lien avec la violence dans l’espace virtuel.

◆ La cybercriminalité et les enjeux éducatifs et légaux.

◆ Comment aider leur enfant à utiliser Internet et les médias sociaux de façon

sécuritaire, éthique et responsable?

◆ Comment superviser les activités en ligne de leur enfant?

◆ Comment déceler les signes indiquant que leur enfant est victime, témoin ou

auteur d’intimidation?

◆ Comment aider leur enfant victime, témoin ou auteur d’intimidation?

➢ Conférences ou ateliers à l’intention des élèves

◆ L’apprentissage de valeurs requises pour vivre en société (respect et compréhension de l’autre, acceptation des différences et tolérance, civisme, règles de bienséance et de savoir-vivre).

◆ Le développement de l’estime de soi et d’habiletés sociales.

6

À l’adresse http://www.feep.qc.ca/Personnes_ressources_mem.cfm, on trouvera un répertoire des personnes-ressources qui ont traité divers thèmes dans le cadre des formations et des assemblées du secteur des services aux élèves. Une liste des formations offertes dans ce secteur depuis 2002 dans le cadre du programme S’outiller pour mieux aider nos jeunes est disponible à l’adresse http://www.feep.qc.ca/files/Services_aux_eleves/Formations/Themes_abordes_2002-2012.pdf.

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◆ Le développement de l’habileté à résoudre des conflits de façon pacifique

(médiation).

7

◆ Le développement du jugement et de la capacité à résister aux pressions de

son entourage.

◆ Apprentissages pour devenir un bon pair aidant.

◆ Comment utiliser Internet et les médias sociaux de façon sécuritaire et

responsable?

◆ La cybercriminalité et les risques que comporte une utilisation inappropriée du

Net.

◆ Les conséquences légales liées à l’utilisation nocive des technologies.

◆ La cyber-intimidation et l’importance d’adopter des comportements éthiques en

ligne.

8

◆ Savoir réagir comme victimes et comme témoins d’intimidation.

◆ L’importance de consulter, de demander et de chercher de l’aide, de se confier

à des adultes en qui ils ont confiance.

◆ Les conséquences néfastes reliées à l’intimidation et à la cyber-intimidation et l’importance de dénoncer des comportements portant atteinte au respect, à l’intégrité et à la santé physique et mentale (la sienne et celle des autres).

➢ Conférences ou ateliers à l’intention des membres de l’équipe-école

◆ Le contenu du guide de référence pour prévenir et contrer l’intimidation et la violence à l’école, le but et les objectifs du plan de prévention et d’intervention.

◆ L’utilisation appropriée, sécuritaire et responsable du Net et des médias sociaux.

◆ Les conséquences légales liées à l’utilisation nocive des technologies.

◆ La cyber-intimidation : compréhension du phénomène et pistes d’intervention.

◆ La cybercriminalité et les usages problématiques du Net chez les jeunes.

◆ L’importance d’amener les élèves à dénoncer des comportements portant

atteinte à leur sécurité et à leur santé physique et mentale.

◆ Les caractéristiques des victimes, des témoins et des intimidateurs.

◆ Comment dépister et reconnaître les élèves victimes d’actes d’intimidation et de

violence?

◆ Comment repérer et accompagner un jeune en détresse suicidaire : les bases

du rôle de « sentinelle ».

◆ Comment intervenir auprès d’un élève qui vient signaler un cas d’intimidation

comme victime ou comme témoin?

7

Parmi les programmes disponibles pour la résolution des conflits : Vers le Pacifique (http://www.institutpacifique.com) et au cœur de l’harmonie (http://www.aucoeurdelharmonie.ca). 8

Consulter le site www.education-medias.ca.

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◆ Comment accompagner et aider les victimes et les témoins d’intimidation, les auteurs d’intimidation ainsi que les parents qui croient que leur enfant est impliqué dans des actes d’intimidation?

◆ Les collaborations-école-famille. La mobilisation et l’éducation des parents.

◆ Comment intervenir auprès des élèves à risque ou en difficulté de

comportement et comment développer leur compétence sociale?

◆ Comment jouer son rôle d’éducateur modèle auprès des élèves de l’école?

◆ Comment gérer les situations difficiles rencontrées avec les élèves?

◆ L’estime de soi des jeunes : comment la stimuler, la bâtir?

◆ Comment réactiver ou maintenir la motivation chez les élèves?

◆ Comment développer des habiletés relationnelles et collaboratrices avec les

élèves?

◆ Comment améliorer sa gestion de classe?

◆ Comment augmenter ou renforcer l’efficacité du travail d’équipe entre collègues pour mieux intervenir de façon concertée et cohérente au regard de l’intimidation et de la violence à l’école.

Outils et ressources

▪ Agents de soutien régionaux des régions de Mauricie/Centre-du-Québec, de Montréal, de l’Estrie et de la Montérégie. Guide d’interventions en lien avec les facteurs de protection pour prévenir et traiter la violence à l’école. Document pour soutenir les écoles dans la mise en œuvre de leur stratégie locale d’intervention.

▪ BEANE, Allan L. Non à la violence, à l’intimidation et au taxage en milieu scolaire. Édition LBL (La Boîte à Livres). Montréal, 2010.

▪ BEAUMONT, Claire. Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Trois dossiers relatifs à violence (2012) :

  • Dossier 1 : Les victimes de violence en milieu scolaire
  • Dossier 2 : Les auteurs de violence en milieu scolaire
  • Dossier 3 : Les témoins

▪ CHAGNON, Tommy. Non à la cyber-intimidation. Édition LBL (La Boîte à Livres). Montréal, 2011.

▪ FEEP. Les ados, Internet, les médias sociaux et la cyber-intimidation : ce qui ressort de l’enquête de la FEEP. Présentation qui donne notamment le profil synoptique des victimes et des auteurs avoués de cyber-intimidation.

▪ FEEP. Guide de référence pour la prévention et l’intervention en matière d’abus, d’agression et de violence en milieu scolaire. Montréal, 2005.

▪ GAGNÉ, Richard. Pour bien évaluer l’ampleur de l’intimidation dans votre école et implanter un projet efficace dans votre établissement. C.S. Val-des-cerfs. Février 1996.

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▪ Gouvernement de l’Ontario (www.ontario.ca/ecolessecuritaires) Série de documents pour des écoles sécuritaires et tolérantes, dont trois questionnaires, pour faire le portrait de situation de l’école au regard de l’intimidation et de la violence.

▪ Jeunesse, J’écoute (http://www.jeunessejecoute.ca/teens/home/splash.aspx) Service pancanadien de consultation, d’information et d’orientation pour les jeunes.

▪ La Fondation Jasmin Roy (http://fondationjasminroy.com) Mission de lutter contre la discrimination, l’intimidation et la violence faites aux enfants aux niveaux primaire et secondaire.

▪ MELS. La violence à l’école : ça vaut le coup d’agir ensemble! Plan d’action pour prévenir et traiter la violence (http://www.mels.gouv.qc.ca/violenceEcole).

▪ SAMSON, Catherine. Dossier sur l’intimidation. Information à l’intention des parents. Association québécoise des psychologues scolaires. 2003.

– Comment savoir si votre enfant est victime d’intimidation? Comment

intervenir? – Comment enseigner l’affirmation de soi à votre enfant? – Comment savoir si votre enfant fait de l’intimidation? Quoi faire? – Si votre enfant est un témoin de l’intimidation, il a un rôle à jouer.

▪ SCRASSC. La méthode d’intérêt commun (MIC) : intervenir stratégiquement auprès des intimidateurs et de leurs victimes. Montérégie, 2004.

▪ Service de police de l’agglomération de Longueuil. Dépliant «Victime de taxage ou d’intimidation?» Il est question de la définition du taxage et de l’intimidation, de l’importance de briser le silence, de connaitre ses droits et de dénoncer. Longueuil, 2010.

▪ Sûreté du Québec. Prudence sur le Net! Parents avertis, jeunes internautes prudents http://www.sq.gouv.qc.ca/mission-et-services/publications/prudence-sur-le- net.pdf dépliant à l’usage des parents qui traite des risques potentiels d’Internet, des comportements à surveiller chez leur enfant. Des conseils sont proposés aux parents pour aider leur enfant à devenir un internaute prudent :

– S’initier à l’Internet; – Être présent et attentif; – Exercer une certaine supervision des activités de leur enfant dans Internet; – Installer un filtre de contrôle d’accès.

▪ Sites s’adressant à des jeunes dans une optique de prévention des crimes virtuels :

– Prevnet (http://prevnet.ca/fr/Intimidation/tabid/269/Default.aspx) – Choix.0rg (http://deal.org/fr) – Internet101.ca (http://www.rcmp-grc.gc.ca/is-si/index-fra.htm)

▪ Sites Web intéressants à consulter :

– http://moijagis.com (site du gouvernement du Québec)

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– http://www.preventionviolence.ca/html/Apropos.html (Observatoire canadien

pour la prévention de la violence à l’école) – http://www.securitepublique.gc.ca (Sécurité publique Canada) – http://ligneparents.com (consultation et soutien pour les parents) – http://www.sq.gouv.qc.ca (Sûreté du Québec) – http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm (Réseau Éducation-

Médias) – http://www.jeunepourjeunes.com (ÉDUCALOI – Espace jeunesse) – http://www.respecte-toi.ca/app/fr/ (CyberAide!ca) – http://www.webaverti.ca/french/default.html (WebAverti)

▪ Tel-jeunes (http://teljeunes.com/accueil)

– Amis pour la vie – Je dis non à l’intimidation – SEXprimer pour se respecter (homosexualité, valeur, comportement

responsable, risques) – Communication parents-enfants : mission possible

▪ Vidéoclip Lève ton poing en l’air. Vise à dénoncer l’intimidation et à rassembler les jeunes. Mai 2009.

▪ Vidéotron – Vigilance sur le Net (http://vigilancesurlenet.com/fr/accueil/index.php).

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C

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N

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R

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E

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R

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Annexe B

Guide pour les parents

Mise à jour : Mai 2013

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LE RÔLE DES PARENTS DANS LE CADRE DE LA PRÉVENTION CONTRE L’INTIMIDATION ET LA VIOLENCE

Un climat scolaire positif et un milieu d’apprentissage et d’enseignement sécuritaire sont essentiels pour que les élèves réussissent à l’école.

Le présent guide a pour objectif de vous présenter notre politique et d’attirer votre attention sur les comportements attendus de vous et de votre enfant, ce sur quoi il faut prêter attention afin de prévenir la violence et l’intimidation et finalement certains gestes qui peuvent vous aider, vous et votre enfant face à ce phénomène.

Qu’est-ce que l’intimidation?

Le ministère de l’Éducation définit l’intimidation comme suit : Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.

Le rôle de notre établissement

Afin de rencontrer ses obligations légales face à la prévention des actes d’intimidation et de violence, notre établissement s’est doté d’un plan de prévention et d’intervention et nous vous invitons à en prendre connaissance.

Nous avons une politique de tolérance zéro face aux élèves qui pratiquent l’intimidation, que ce soit en personne ou en ligne. Nous souhaitons que les élèves tirent des leçons des choix qu’ils font et qu’ils comprennent les règles qu’il faut respecter pour vivre en société et pourquoi en pratiquant des gestes de violence ou d’intimidation, ils s’exposent à différentes sanctions pouvant aller jusqu’au renvoi.

Vous êtes à titre de parents, les premiers à inculquer à vos enfants les valeurs de respect et de tolérance. Votre collaboration est donc essentielle tant pour aider un enfant victime que pour permettre à un enfant harceleur d’opter pour un autre comportement. Nier une problématique ne la résoudra pas, c’est pourquoi nous comptons sur votre collaboration afin de regarder les faits et d’intervenir auprès de votre enfant en lui apportant le soutien nécessaire, qu’il soit victime, témoin ou agresseur.

L’intimidation se présente dans tous les contextes sociaux, culturels et économiques comme plusieurs autres formes de violence. Elle est donc un phénomène complexe et ses origines sont multiples

Quelles formes l’intimidation peut-elle prendre?

L’intimidation peut revêtir plusieurs formes. Elle peut être :

▪ Physique : coups, bousculades, vol ou bris d’effets personnels;

▪ Verbale ou psychologique : insultes, menaces, moqueries ou remarques sexistes, racistes ou homophobes;

▪ Sociale : rejet, exclusion d’un groupe ou propagation de ragots et de rumeurs;

▪ Sexuelle : harcèlement, attouchements, gestes et relations contre le gré d’une personne;

▪ Électronique (communément appelée « cyber-intimidation ») – propagation de rumeurs et de commentaires blessants par courriel, téléphone cellulaire, messagerie textuelle et sur des sites de réseautage social.

Nous en avons défini plusieurs formes dans notre politique afin de mieux vous guider dans la description de ce que votre enfant peut vivre.

Bien que l’intimidation se présente sous diverses formes, l’ensemble des critères suivants permet de déterminer s’il est question ou non d’intimidation :

▪ L’inégalité des pouvoirs;

▪ L’intention de faire du tort;

▪ Des sentiments de détresse de la part de l’élève qui subit de l’intimidation;

▪ La répétition des gestes d’intimidation sur une certaine période.

L’intimidation est donc une agression et non un conflit anodin entre individus. Ainsi, une bousculade, une bagarre, une insulte ou encore une menace isolée ne sont pas nécessairement de l’intimidation. Il s’agit toutefois de gestes répréhensibles pouvant nécessiter une intervention.

La cyber-intimidation, pour sa part, est un type d’intimidation qui prend forme dans l’univers virtuel et qui présente certaines spécificités liées au média utilisé :

▪ L’intimidateur peut rester anonyme;

▪ L’intimidateur peut prétendre être quelqu’un d’autre;

▪ L’intimidation peut se produire n’importe où et n’importe quand;

▪ L’intimidation peut prendre plusieurs formes à l’intérieur du cyberespace;

▪ La capacité de propagation des mots et des images est instantanée et illimitée;

▪ Étant devant un écran, l’intimidateur a encore moins de retenue dans ses propos que s’il était face à sa victime.

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Comment aider mon enfant à faire face à l’intimidation et à la violence?

En travaillant avec nous pour aider votre enfant ou adolescent à faire cesser l’intimidation, vous lui montrez l’exemple et vous faites passer clairement le message que l’intimidation est répréhensible et que sa dénonciation est un geste courageux et honorable.

Quel que soit son âge, vous pouvez aider votre enfant en l’encourageant à en parler et en lui donnant les conseils suivants :

▪ Quitte la scène d’intimidation.

▪ Ne rends pas les coups, ne réponds pas, ni verbalement ni par courriel.

▪ Explique ce qui s’est passé à un adulte – un membre de direction ou du personnel, un chauffeur de l’autobus scolaire, un surveillant ou le responsable du dossier intimidation à l’école.

▪ Parles-en avec tes frères et sœurs ou tes parents pour que tu ne te sentes pas seul.

▪ Trouve un ami qui accepte de rester avec toi quand tu ne te sens pas en sécurité.

▪ Téléphone à Jeunesse,

J’écoute au 1 800 668-6868 ou visite son site Web à www.jeunessejecoute.ca.

Si mon enfant est témoin d’actes d’intimidation, que faire?

Tout le monde peut aider à prévenir les gestes d’intimidation. Dans la majorité des cas, ces actes se déroulent en présence de témoins. Ces derniers évitent d’intervenir de peur de constituer une cible ou d’empirer la situation de la victime.

Vous pouvez aider votre enfant à comprendre que l’intimidation n’est pas acceptable et qu’il peut contribuer à y mettre fin en la signalant à un adulte.

Voici quelques indices à surveiller :

Les élèves qui sont témoins d’actes d’intimidation peuvent :

▪ Ressentir de la colère ou un sentiment de honte, de culpabilité ou d’impuissance;

▪ Avoir peur de devenir la cible ou d’être associés à la victime, à l’auteur ou au geste d’intimidation;

▪ Avoir peur d’être considérés comme des délateurs;

▪ Dans certains cas, présente à long terme des effets semblables à ceux observés chez la victime;

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▪ Aider l’intimidateur activement en participant à l’agression (témoin agresseur actif);

▪ Aider l’intimidateur en étant des spectateurs actifs, en riant, en encourageant (témoin sympathisant actif);

▪ Appuyer l’intimidateur indirectement en refusant de s’impliquer ou en restant passif (témoin sympathisant passif);

▪ Aider la victime en allant chercher de l’aide auprès d’un adulte (témoin défenseur indirect);

▪ Aider la victime directement en s’interposant auprès de l’intimidateur (témoin défenseur direct).

Comment savoir si mon enfant est victime d’intimidation?

Une petite fille ne sait peut-être pas ce que signifie « intimidation », mais elle comprend qu’une personne est méchante, lui fait du mal, la rend triste ou lui fait peur. Elle ne vous le dit peut-être pas parce qu’elle peut craindre que « dénoncer » ou « stooler » ne fasse qu’empirer la situation.

Votre adolescente ou adolescent ne vous le dira pas nécessairement non plus et peut parler de « harcèlement » plutôt que « d’intimidation » pour décrire le comportement dont elle ou il est victime. Les adolescents préfèrent souvent régler les problèmes eux-mêmes, car ils trouvent embarrassant de faire intervenir un parent.

Même si votre enfant ne parle pas de l’intimidation, certains signes sont révélateurs. Plutôt que d’attendre qu’il vous le dise, vous pouvez chercher des signes indiquant qu’il est victime d’intimidation, comme un changement de comportement, d’attitude ou d’apparence.

Voici quelques indices à surveiller :

Les élèves qui sont victimes d’intimidation peuvent :

▪ Sembler plus sensibles, gênés, réservés et nerveux que les autres;

▪ Être perçus comme différents de l’ensemble du groupe pour certains aspects (attitudes et traits physiques particuliers, groupe culturel, handicap physique ou intellectuel, difficultés scolaires, etc.);

▪ Avoir un comportement soumis ou passif ou être portés à se retirer lorsqu’ils vivent un conflit;

▪ Avoir peu d’amis proches à l’école;

▪ Être accaparants, rechercher à être souvent près de l’adulte;

▪ Présenter des blessures, douleurs, maux de tête ou de ventre;

▪ Arriver en classe ou revenir à la maison avec des vêtements déchirés et des objets abimés;

▪ Afficher un air triste, déprimé ou malheureux; être démotivés à l’égard des travaux scolaires, avoir une baisse des résultats scolaires;

▪ Avoir une humeur variable, ressentir de la colère, de la peur, de la honte, du doute, un sentiment de culpabilité;

▪ Présenter des indices d’anxiété, de solitude, d’isolement, de repli sur soi, une perte de confiance en soi, une perte d’appétit, des perturbations du sommeil;

▪ Nier les faits, faire des efforts pour cacher les effets, chercher à se tourner vers d’autres amis, fuir dans le monde des livres;

▪ Être en retard, s’absenter, quitter l’école ou faire des détours pour se rendre à l’école;

▪ Se réfugier dans un rôle de victime, avoir des idées suicidaires ou présenter des comportements violents.

Les enfants victimes d’intimidation peuvent ne pas vouloir aller à l’école, pleurer ou tomber malades les jours d’école. Ils peuvent refuser de participer à des activités ou à des évènements sociaux avec d’autres élèves. Ils peuvent égarer des sommes d’argent ou des objets personnels, rentrer avec des vêtements déchirés ou des effets personnels cassés et vous donner des explications incohérentes.

Les adolescents victimes d’intimidation et de harcèlement peuvent aussi commencer à parler de décrochage et à éviter les activités impliquant d’autres élèves.

Que faire si votre enfant est victime d’intimidation

Dans un premier temps, il s’agit de faire cesser l’intimidation.

Voici quelques conseils :

▪ Écoutez votre enfant et dites-lui qu’il a le droit d’être en sécurité.

▪ Établissez la nature des faits avec exactitude. Si vous le pouvez, consignez par écrit ce qui s’est passé et quand cela s’est produit.

▪ Aidez votre enfant à faire la distinction entre « dénoncer quelqu’un » ou « raconter » et signaler un incident. Expliquez-lui que signaler un incident exige du courage et qu’il ne s’agit pas de causer des problèmes à un autre élève, mais de protéger l’ensemble des élèves.

▪ Prenez rendez-vous avec la personne responsable du dossier de prévention contre l’intimidation et la violence de notre établissement.

▪ Aussi difficile que cela puisse être, essayez de rester calme, de façon à pouvoir aider votre enfant et élaborer un plan d’action avec lui.

▪ Persévérez. Surveillez le comportement de votre enfant. Faites un suivi concernant les mesures convenues aux réunions pour mettre fin à l’intimidation.

▪ Communiquez avec la police si l’intimidation implique un acte criminel, comme une agression ou l’emploi d’une arme, ou si votre enfant est menacé dans la communauté plutôt qu’à l’école.

▪ Par la suite, voir à reconstruire l’estime de soi de votre enfant et de lui permettre de socialiser agréablement et de se développer.

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Nous vous recommandons :

▪ De développer chez l’enfant ses forces et ses talents dans le but de développer son estime de soi.

▪ D’inscrire l’enfant à des activités qui vont amener une meilleure image corporelle.

▪ De favoriser les contacts avec de nouveaux amis.

▪ D’encourager davantage les moyens qui favorisent l’autonomie.

▪ D’éviter de le protéger, de régler le problème à sa place.

▪ D’en parler avec les enseignants et la direction.

Est-il possible que ce soit mon enfant qui intimide les autres?

Ce constat n’est pas facile, mais il est possible.

Les enfants qui intimident physiquement d’autres élèves peuvent rentrer à la maison avec des bleus, des éraflures ou des vêtements déchirés. Ils peuvent avoir plus d’argent à dépenser ou être en possession de choses qu’ils n’auraient normalement pas les moyens d’acheter. Ils risquent également de « parler durement » des autres élèves.

Les enfants qui pratiquent l’intimidation le font parfois aussi bien à la maison qu’à l’école. Observez et écoutez vos enfants. Y a-t-il des signes indiquant que l’un d’eux est intimidé par son frère ou sa sœur?

Voici quelques indices à surveiller :

Les élèves qui intimident les autres :

▪ Ont des capacités limitées à gérer les conflits interpersonnels, à s’exprimer et à communiquer.

▪ Ont une tendance à interpréter l’information sociale de façon erronée, à attribuer des intentions hostiles aux autres et à percevoir de l’hostilité là où il n’y en a pas.

▪ Ont un grand besoin de dominer.

▪ Éprouvent peu de remords et ont de la difficulté à comprendre les sentiments des autres et à exprimer de la compassion.

▪ Croient que l’agressivité est la meilleure façon de régler les conflits.

▪ Donnent une fausse image d’assurance, de confiance en soi.

▪ Peuvent bénéficier d’une augmentation du statut de leader « négatif ».

▪ Sont à risque de devenir des décrocheurs.

▪ Sont à risque de développer à long terme des problèmes de santé mentale et d’adaptation sociale (toxicomanie, criminalité, violence conjugale, etc.).

▪ Peuvent développer de meilleures stratégies et apprendre des comportements plus adaptés si la situation d’intimidation se règle rapidement.

Un enfant peut adopter un comportement d’intimidation au fil du temps ou bien à la suite d’un changement, d’une perte ou d’une déception importants.

Un grand nombre d’intimidateurs disent avoir déjà été victimes d’intimidation ou de rejet de la part de leurs pairs. Leurs comportements sont de l’ordre, notamment, de la vengeance, d’une quête de plaisir ou d’un défoulement. La pression des pairs est également une raison soulevée pour s’engager dans l’intimidation.

D’autres aspects – comme l’âge de l’enfant, son niveau de développement cognitif et social, son aptitude à comprendre la situation et les enjeux ainsi que sa capacité d’empathie – sont à considérer pour déterminer s’il s’agit ou non d’une situation d’intimidation et pour assurer une intervention adéquate.

Finalement, un très grand nombre d’élèves peuvent devenir intimidateurs, particulièrement en situation de groupe. En effet, l’intimidation comprend une composante sociale importante, car les gestes de l’intimidateur ont un impact sur les relations sociales de la victime. L’intimidation peut aussi être alimentée par les interactions au sein d’un groupe.

Que faire si votre enfant intimide les autres

Une bonne façon de dissuader un enfant d’en intimider un autre consiste à lui donner le bon exemple et à lui montrer comment surmonter les difficultés sans exercer son pouvoir ou recourir à l’agression. De plus, il faut absolument expliquer aux enfants en quoi consiste l’intimidation. Vous devriez décrire les différentes formes d’intimidation et expliquer qu’elle est blessante et dangereuse. Faites comprendre à votre enfant que l’intimidation est répréhensible et dans tous les cas inacceptable.

Prenez la situation au sérieux, il est important de responsabiliser votre enfant face à son comportement.

Voici quelques gestes que vous pouvez poser :

▪ Développer des règles de conduite appliquées avec constance et discernement.

▪ Apprendre à renforcer les comportements adéquats.

▪ Surveiller les amis.

▪ Participer avec votre enfant à des loisirs.

Qu’est-ce qui change présentement dans la façon dont les établissements traitent l’intimidation?

L’établissement a maintenant une obligation légale d’intervention. Il doit faire cesser les comportements inappropriés ou irrespectueux qui ont un effet négatif sur le climat scolaire. Cela peut être de l’intimidation, des commentaires racistes ou sexistes ou du vandalisme.

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Tout le personnel, les élèves et aussi les parents, doivent signaler à la direction de l’école ou à la personne responsable du dossier, les incidents qui comportent de l’intimidation ou de la violence.

La personne responsable recevra la plainte et fera enquête. Elle aura notamment à déterminer :

  1. a) La nature de l’activité qui a porté préjudice à l’élève par une rencontre avec

l’élève ou l’élève et ses parents; b) Le préjudice subi par l’élève; c) Les mesures prises pour assurer la sécurité de l’élève.

Une fois l’élève victime en sécurité, elle communique également avec les parents des agresseurs et les informe de ce qui suit :

  1. a) La nature de l’activité dont l’enfant a participé; b) Le tort qu’il a causé; c) Les mesures prises pour s’assurer que le comportement cesse; d) Les mesures disciplinaires qui seront imposées le cas échéant.

Dans le cas où elle le juge important, la direction communique également avec les parents des enfants qui ont été témoins d’acte d’intimidation ou de violence.

Dans tous les cas, le dossier est traité avec la plus grande confidentialité. L’objectif est de faire cesser les gestes et non de faire la publicité autour des agresseurs.

L’établissement s’engage à donner suite dans les 24 heures à toute demande de protection qui émane du dépôt d’une plainte, à rencontrer l’élève et ses parents et à apporter des mesures de correction immédiate.

L’établissement s’engage à donner suite dans les 5 jours à toute demande d’enquête concernant une situation problématique.

En tout temps, le plaignant ou ses parents peuvent joindre la personne responsable de ce dossier (nom et fonction) au (numéro de téléphone) ou (courriel).

Références

Ce document a été construit à partir de deux documents principaux qu’il regroupe :

L’intimidation, essayons d’y mettre un terme, Ministère de l’Éducation de l’Ontario, Printemps 2011, http://www.edu.gov.on.ca/fre/parents/bullying.html.

L’intimidation, ça vaut le coup d’agir ensemble!, Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’École 2008-2011, Ministère de l’Éducation du loisir et du Sport du Québec, http://www.mels.gouv.qc.ca/violenceEcole/.

Fondation Jasmin Roy, http://fondationjasminroy.com/index_ressources.html.

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ANNEXE D

FAIRE VALOIR SES DROITS, CE N’EST PAS « STOOLER »…

déNONce

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Faire valoir ses droits, ce n’est pas « stooler ». . . d é NON c e

Le silence

Le meilleur ami des agresseurs est le silence et aussi longtemps qu’il est maintenu, les personnes qui intimident sont à l’abri des conséquences de leurs actions. Ils ne réalisent pas l’effet de leurs gestes et vont continuer à faire augmenter le nombre de victimes.

Il y a une énorme différence entre « s t o o l e r » et d é N O N c e r

S t o o l e r c’est rapporter de l’information dans le but de nuire, de se venger ou de faire punir un autre par plaisir ou pour en tirer un profit personnel. L’objectif est donc personnel et ce n’est pas d’aider la personne qui subit l’intimidation.

Alors que la personne qui d é N O N c e une situation dit N O N à l’intimidation et elle le fait dans le but d’aider ou de recevoir de l’aide. L’objectif est de recevoir de l’aide et de mettre fin à la situation.

D é N O N c e r ou signaler peut être difficile parce que la victime :

Peut se croire responsable de l’agression, alors que ce n’est pas le cas.

A peur de ne pas être cru.

Peut préférer essayer de s’en sortir seule ou tenter de se convaincre que le temps arrangera les choses.

Peut être liée ou attachée à la personne qui l’a agressée.

Est consciente que d é N O N c e r peut amener la personne qui a commis les gestes à devoir en répondre et à se retrouver avec des conséquences.

Se replonge dans des évènements difficiles et vit toute une gamme d’émotions comme la peur ou la colère.

Toutefois, d é N O N c e r permet :

À un adulte d’intervenir et de protéger la personne qui est intimidée.

À la personne intimidée de recevoir de l’aide.

À l’agresseur de réaliser qu’il/elle a un problème et de faire face aux conséquences de ses actions.

À l’agresseur de recevoir du soutien pour cesser l’intimidation et l’aider à développer son empathie et à utiliser de nouvelles stratégies de résolution de problème.

Mythes et réalités

DéNON c e r l ’ i n t i m i d a t i o n o u l a c y b e r -intimidation va rendre la situation encore plus difficile pour la personne qui se fait intimider.

FAUX : En dénonçant, la victime d’intimidation demande de l’aide d’un adulte qui pourra lui offrir du soutien et équilibrer le rapport de force entre la victime et

l’agresseur. La d é N O N c i a t i o n est une façon de dire N O N , de s’affirmer et de mettre fin à l’intimidation.

S i l a v i c t i m e d ’ i n t i m i d a t i o n c o m m e n c e à p r e n d r e s a place, l ’ a g r e s s e u r s e r a m o i n s t e n t é d e c o n t i n u e r à l ’ i n t i m i d e r .

VRAI : Ce qui intéresse l’agresseur, c’est la peur qu’il crée et le pouvoir qu’il a sur sa victime, il se sent alors plus puissant et en contrôle. Alors en t’affirmant, tu deviens une cible moins intéressante. Par contre, il faut faire attention, s’affirmer ne veut pas dire se venger en adoptant une attitude agressive, mais plutôt en disant ton opinion et en refusant de faire des choses qui ne correspondent pas à tes valeurs.

Victime un jour, victime toujours.

FAUX : Il est important de dénoncer l’intimidation pour qu’elle cesse. Il est aussi possible d’apprendre des stratégies pour prévenir et affronter l’intimidation et le rejet. Par exemple, la personne qui subit l’intimidation peut s’assurer d’avoir des ami(e)s, de bien s’entourer et de ne pas s’isoler, de bâtir sa confiance en soi et sa capacité à s’affirmer ainsi que de demander de l’aide auprès de ses ami(e)s et des adultes en qui elle a confiance.

L e s v i c t i m e s d ’ i n t i m i d a t i o n a t t i r e n t l e s p r o b l è m e s , c ’ e s t de leur faute!

FAUX : Ce n’est pas de la faute de la personne qui se fait intimider. Tout le monde peut être la cible d’intimidation. La seule personne responsable des comportements d’intimidation est l’agresseur et non la victime. La personne qui subit l’intimidation ne devrait pas avoir honte ou se sentir coupable de ce qui lui arrive. Personne ne mérite de se faire intimider.

I l a r r i v e à t o u t l e m o n d e d ’ a d o p t e r d e s c o m p o r t e m e n t s qui font en sorte que les autres se sentent rejeté(e)s ou intimidé(e)s.

VRAI : Il peut t’arriver d’intimider à l’occasion. Il est important que tu réalises à quel point il peut être facile d’adopter des comportements agressifs. Si tu es conscient de tes changements d’attitude et des raisons pour lesquelles tu sembles rechercher le pouvoir aux dépens des autres, ceci t’aidera à cesser ces comportements et à trouver d’autres façons d’interagir avec les autres.

Informations tirées de :

Site web Tel Jeunes / Section intimidation, http://teljeunes.com/informe-toi/intimidation/dire- non-a-l-intimidation

« L’intimidation » École secondaire Fadette, Commission scolaire de St-Hyacinthe, http://www.cssh.qc.ca/SiteWeb2010/SitesEcoles/Documents/Fadette/Dépliant_jeunes_final- 4.pdf

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Annexe E

Collaboration avec les services de police et le réseau de la santé

Mise à jour : Mai 2013

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ANNEXE E

Collaboration avec les services de police et le réseau de la santé

Les services de police

Dans toutes les régions du Québec, des établissements d’enseignement privés collaborent à l’occasion ou sur une base régulière avec les corps policiers sous leur juridiction (Sûreté du Québec, Sûreté municipale, service de police de la Ville de Montréal, police municipale). Les modalités de la présence policière varient d’une école à l’autre : elle peut être fréquente ou sur demande. La collaboration s’inscrit souvent dans le cadre d’activités de prévention générale (sensibilisation des élèves à diverses problématiques comme la violence, les toxicomanies, l’homophobie, l’utilisation des technologies et ses dimensions légale et éthique) ou de prévention particulière (réponse à des besoins définis conjointement par l’établissement scolaire et le service de police).

➢ La collaboration avec les services de police est très bien mise en valeur dans le cadre de référence intitulé Présence policière dans les établissements dont la dernière version est parue en mai 2010.

9

On y trouvera notamment une démarche de collaboration entre les établissements d’enseignement et les corps de police. Les buts à la base de ce partenariat sont de :

◆ prévenir et réduire la violence et la criminalité à l’école et dans l’environnement

scolaire; ◆ créer un climat sécuritaire pour tous les acteurs du milieu scolaire; ◆ conscientiser les acteurs du milieu scolaire face à leurs rôles et responsabilités

de citoyens.

Un modèle d’entente

10

est proposé dans le cadre de référence. L’établissement scolaire et le corps de police peuvent sélectionner et adapter les objectifs généraux visés et les actions-clés suggérées en fonction de leurs besoins et de leurs capacités. Trois types de contextes sont considérés dans l’élaboration d’une entente qui, selon les parties impliquées, peut être verbale ou écrite, signée ou non :

◆ Intervention en contexte de prévention et de relations communautaires. ◆ Intervention en contexte d’urgence (en référence au plan de mesures d’urgence

de l’école). ◆ Intervention en contexte d’enquête (effectuée à la demande de la direction de

l’école ou à la suite d’une décision du corps de police).

Chaque contexte d’intervention renferme des objectifs généraux qui s’inspirent du cadre de référence et qui sont accompagnés d’exemples d’actions-clés de la part de

9 On trouvera la version électronique de ce document sur le site du secteur des services aux élèves de la FEEP à l’adresse

suivante : http://www.feep.qc.ca/Plan_d_action_sur_la_violence_a_l_ecole_mem.cfm. 10 Le modèle d’entente est aussi disponible à la même adresse.

l’établissement d’enseignement et du corps de police. On aurait tout intérêt à consulter ce modèle d’entente, particulièrement à l’heure où les établissements scolaires sont appelés à produire un plan de prévention et d’intervention pour contrer l’intimidation et la violence dans leur milieu. La collaboration avec les services de police s’avère essentielle en raison de leur expertise dans ce domaine et dans celui de l’utilisation nocive des technologies (Internet et les médias sociaux), comme l’indiquent plus haut les trois buts à la base du partenariat de l’école avec le service de police de son territoire.

➢ Activités d’information, de sensibilisation et de formation

Divers corps de police communautaire offrent aux écoles de leur territoire des conférences ou des ateliers à l’intention des élèves, des parents et des membres du personnel sur certaines problématiques, dont la cybercriminalité et l’utilisation des technologies, à des fins illégales et nocives. Ces activités visent les objectifs suivants, comme dans le cas du programme « Vous Net pas seul ».

◆ Sensibiliser les jeunes aux dangers potentiels d’Internet, mais aussi aux sanctions auxquelles ils s’exposent s’ils commettent des activités criminelles, parfois même à leur insu. ◆ Expliquer aux jeunes comment ils peuvent éviter d’être victimes de la

cybercriminalité. ◆ Informer les parents et les intervenants scolaires des dangers d’Internet. ◆ Inciter les parents des jeunes internautes à s’initier à Internet et à encadrer leur

enfant. ◆ Entretenir les parents de ce qu’ils peuvent faire si leur enfant est victime de

cybercrimes.

Plusieurs établissements d’enseignement privés se sont prévalus de cette offre de la Sûreté du Québec ou de la police municipale. Les écoles intéressées n’ont qu’à entrer en communication avec le corps de police qui dessert leur territoire.

Pour sa part, la FEEP a organisé depuis 2007 plusieurs activités de formation avec divers corps policiers dans le cadre du programme S’outiller pour mieux aider nos jeunes. Elle entend poursuivre son offre de service. Les thèmes abordés jusqu’à maintenant :

◆ Le phénomène des gangs : sensibilisation, prévention et intervention. ◆ Les problématiques liées à l’utilisation des technologies à des fins illégales et

nocives. ◆ La cyber-intimidation : compréhension du phénomène et pistes d’intervention. ◆ Drogues et nouvelles tendances. ◆ La cybercriminalité et les usages problématiques du Net chez les jeunes.

➢ Plan de réponse pour des établissements sécuritaires

Au cours des dernières années, des incidents graves impliquant des personnes armées sont survenus dans des lieux publics dont des établissements scolaires. Cette nouvelle réalité a amené la Sûreté du Québec à créer ce plan de réponse (PRES) appelé Plan d’intervention pour des situations d’urgence (PISU) sur l’Île de

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Montréal. Le but visé est de favoriser une action concertée entre les milieux scolaire et policier et de préparer le personnel scolaire et les élèves au cas où arrive à l’école une situation de menace grave impliquant un individu armé ou un tireur actif.

Des établissements membres de la FEEP ont déjà conclu ce type d’entente avec la Sûreté du Québec ou leur police locale. Les écoles intéressées à en savoir plus sur ce plan de réponse ou d’intervention peuvent communiquer avec la Sûreté du Québec (SQ) ou le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Ils offrent un atelier d’information et de sensibilisation destiné aux directions d’établissement d’enseignement.

Le réseau de la santé

En vertu de l’Entente de complémentarité des services entre le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau de l’éducation11, « les partenaires des deux réseaux doivent déployer ensemble les moyens nécessaires pour que tous les jeunes aient accès, au moment requis, aux services dont ils ont besoin, évitant ainsi que certains soient laissés sans réponse adaptée à leurs besoins » (page 2). Les établissements d’enseignement privés sont partie prenante de cette entente qui lui reconnaît des responsabilités dans l’application de l’entente, soit notamment « d’établir, au besoin et dans le cadre des balises prévues par la Loi sur l’enseignement privé, des programmes de services complémentaires et particuliers en collaboration avec les établissements du réseau de la santé et des services sociaux » (page 23).

➢ Les établissements membres de la FEEP peuvent donc en principe solliciter la collaboration du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) et du centre hospitalier de son territoire même s’il est parfois difficile d’avoir des services à l’exception des campagnes de vaccination qui relèvent de la Santé publique. L’accès à ces services est à géométrie variable selon les régions et les municipalités. Toutefois, en vertu des dispositions du projet de loi 56 intégrées à la Loi sur l’enseignement privé, « l’établissement doit conclure une entente avec un établissement ou un autre organisme du réseau de la santé et des services sociaux en vue de convenir des services offerts aux élèves lorsqu’un acte d’intimidation ou de violence est signalé » (article 63.10). Il appartient donc à chaque établissement de faire appel aux organismes du réseau de la santé de son territoire s’il est confronté à une situation de violence qui nécessite l’intervention du personnel de la santé.

➢ Selon les cas d’intimidation et de violence auxquels sont confrontés les établissements scolaires, d’autres organismes que les CSSS offrent des services. La plupart de ces organismes ont des bureaux dans diverses régions du Québec. Il convient de communiquer avec celui situé sur le territoire de l’école.

11 Gouvernement du Québec. Deux réseaux, un objectif : le développement des jeunes. Entente de complémentarité des services entre le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau de l’éducation. Bibliothèque nationale du Québec, 2003.

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▪ Organismes « Espace » Ces organismes sont spécialisés dans la violence faite aux enfants. Ils sont situés dans les régions suivantes : Mauricie/Centre-du-Québec – Montérégie – Estrie – Outaouais — Lanaudière-Laurentides – Québec- Chaudière-Appalaches – Île de Montréal.

▪ Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel du Québec (CALACS) Ils ont des bureaux dans les toutes les régions du Québec.

▪ Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Ils ont des bureaux dans les régions suivantes : Bas-St-Laurent – Saguenay-Lac-St-Jean – Québec – Laval-Laurentides-Lanaudière – Outaouais – Mauricie – Estrie – Montérégie.

▪ Directeurs de la protection de la jeunesse – Centres jeunesse du Québec Ils sont présents dans toutes les régions du Québec.

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Annexe F

Code de vie 2013-2014

Mise à jour : Mai 2013

Informations pour les parents

1.1 Absences et retards

Si votre enfant doit s’absenter, nous vous demandons de communiquer, le plus rapidement possible, avec le secrétariat de l’école afin de nous informer de l’absence de votre enfant. Vous pouvez envoyer un courriel à diane.boudreault@lecoleapostolique.com ou composez le 418-549-3302.

Si votre enfant doit quitter en dehors des heures prévues, vous devez lui donner une note qu’il présentera à son enseignant (e). Vous devrez alors venir chercher votre enfant au secrétariat de l’école.

Lors d’un retard, votre enfant doit, obligatoirement passer par le secrétariat. Il sera alors reconduit à sa classe. Il faut être conscient que tout retard ou un départ hâtif, pénalise les apprentissages de votre enfant et perturbe le climat de la classe. Il est souhaitable que, les rendez-vous soient pris en dehors des heures de classe. Les départs hâtifs et les retards doivent demeurer exceptionnels.

Toute absence prolongée due à un voyage en période scolaire, est entièrement sous la responsabilité des parents qui devront prévoir les mécanismes de récupération. Dans ce cas, il est recommandé aux parents de respecter les congés scolaires déjà prévus au calendrier. Nous constatons que l’apprentissage scolaire peut être amoindri lorsqu’un élève s’absente durant les jours réguliers de classe. Vous retrouverez la politique d’absence pour un voyage sur le temps scolaire à l’Annexe 1.

1.2 Service de garde « L’île aux Trésors »

Particularités et frais

Tous les élèves inscrits de la maternelle à la sixième année peuvent bénéficier des services de garde. Les frais de garde pour les maternelles sont inclus dans les frais de scolarité. Cependant, les repas pris avec le traiteur et les retards après 17 h 30 sont chargés en supplément. Les tarifs et autres frais sont disponibles sur notre site web www.lecoleapostolique.com à l’onglet service de garde.

Fonctionnement

Le matin, si votre enfant arrive à l’école entre 7 h et 8 h 15, son nom est inscrit au registre des présences et les frais de garde vous sont chargés. Après 8 h 15 et ce, jusqu’à l’heure du début des cours soit 8 h 45, aucun frais ne sont facturés. Pour les élèves du 3e cycle, il est permis d’arriver à 8 h 10, sans ajout de frais.

Pour ceux qui dinent à la maison, si vous voulez éviter les frais de garde, les enfants ne peuvent revenir à l’école qu’après 12 h 45 pour 1er et 2e cycles et 12 h 30 pour le 3e cycle.

Pour les autres périodes de garde, il est à noter que les présences sont prises à 16 h, 17 h, et 17 h 30 et facturées dès ce moment.

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N.B. Si l’enfant présente des problèmes de comportement sérieux, il peut se voir refuser l’accès à ces services et les parents en seront informés. Prendre note que les frais reliés à ce service peuvent être modifiés en tout temps.

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Diner des élèves à l’extérieur avec les parents

Voici la marche à suivre pour les parents qui désireront prendre le repas du midi avec leur enfant :

  • Le parent informe la responsable du service de garde, avant 11 h 00
  • Le parent vient chercher l’enfant au hall d’entrée du service de garde.

Avant les heures de classe

Pour des questions de sécurité, nous avons convenu, avec les éducatrices, que les élèves qui arrivent après 8 h 20 ne peuvent pas entrer dans l’école à moins d’être accompagnés d’un parent ou d’un membre du personnel. La cloche sonne à 8 h 40.

Heure du diner

La cloche du midi sonne à 11 h 30. Le repas se prend entre 11 h 35 et 12 h 05 pour les grands (2e et 3e cycles). Pour les petits, quant à eux, le repas se prend de 12 h 05 à 12 h 35. En dehors des moments réservés pour le diner, certains élèves sont en activités organisées alors que les autres sont en longue récréation supervisée à l’extérieur.

Aide pédagogique complémentaire

Aide aux devoirs

Les éducatrices du service de garde sont en place pour aider votre enfant à faire ses devoirs de 16 h à 16 h 45. Cette période d’étude est obligatoire pour tous les élèves de la 1re à la 6e année qui fréquentent le service de garde. Il est à noter que vous devez tout de même vérifier les devoirs et leçons de votre enfant pour vous assurer de la qualité de son travail et de l’acquisition des connaissances.

1.3 Service d’orthopédagogie

Nous offrons un service d’orthopédagogie basé sur le dépistage de problématiques au niveau de l’apprentissage, l’intervention précoce et un accompagnement en classe ou en sous-groupe, selon les besoins. Par contre, si les difficultés présentes sont trop importantes et demandent un suivi plus spécifique, il pourrait vous être recommandé d’utiliser un service externe d’accompagnement.

1.4 Règles de passage

Pour accéder au degré supérieur, l’élève doit réussir dans les matières suivantes :

  • Français
  • Mathématique
  • Anglais Le seuil de réussite étant de 60%

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Si un élève progresse avec beaucoup de difficultés dans deux matières des trois ci-haut mentionnées, ou plus, et ce, malgré tout le soutien apporté, il pourrait devoir reprendre son année ou être orienté vers une autre institution.

L’élève doit également avoir un comportement conforme au code de vie de l’École Apostolique, pour poursuivre ses études dans notre institution.

1.5 Sécurité des élèves à l’école

Tous les parents sont invités à venir reconduire leur enfant jusqu’à l’entrée de la cour d’école.

Les portes de l’école seront verrouillées tous les matins à partir de 8 h 45. En tout temps, toute personne se présentant à l’école devra s’adresser au secrétariat de l’école. Il est strictement défendu à toute personne de circuler dans l’école, sans être accompagnée par un membre du personnel, et ce, même en dehors des heures de classe régulières.

Pour les élèves qui marchent jusqu’à leur domicile après l’école, une éducatrice se chargera de les faire traverser le stationnement.

Pour les parents qui viennent chercher leur (s) enfant (s), surtout, entre 15 h 45 et 16 h 00, nous vous demandons de descendre de votre voiture, de venir chercher votre enfant sur la cour et de l’accompagner. Ainsi, nous éviterons la circulation d’enfants sans surveillance entre les voitures sur le stationnement. Nous vous rappelons d’avoir, en tout temps, une grande vigilance dans la zone de stationnement.

1.6 Manifestation de violence et intimidation

Nous avons comme mission de conserver un milieu de vie de qualité où les manifestations de violence (verbale, physique ou psychologique) et d’intimidation n’ont pas leur place. De tels actes sont considérés comme des infractions majeures dans notre école. Un plan de prévention et d’intervention contre l’intimidation et la violence est en vigueur dans notre école. Vous pouvez le consulter sur notre site web.

1.7 Politique en cas de fermeture

En cas de tempête ou pour toute autre situation d’urgence, il y a possibilité de suspension des cours ou, exceptionnellement, de fermeture de l’école. La décision est prise le plus rapidement possible et communiquée sur les ondes de la radio et sur notre site web.

En cas de suspension des cours, le service de garde demeure ouvert. Le montant des frais de garde journaliers est de 20,00 $ par jour. En cas de fermeture d’école, toutes les activités sont annulées pour la journée et le service de garde est fermé.

1.8 Politique de nutrition

L’adoption de bonnes habitudes alimentaires chez les élèves est favorisée. Pour des raisons de santé et de sécurité, IL EST STRICTEMENT INTERDIT de remettre à votre enfant toute nourriture, tant pour les collations que pour le repas du midi, contenant des traces ou des

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dérivés d’arachides et de noix ainsi que tous les fruits de mer. Pour ces raisons, seules les collations santé parmi les suivantes seront acceptées : fruits, légumes ou produits laitiers.

De plus, IL EST STRICTEMENT INTERDIT d’apporter à l’école toute boisson ou substance pouvant contenir de la caféine, de l’alcool ou des substances stimulantes (boissons énergisantes). Les bonbons, croustilles, chocolat et la gomme ne sont pas permis à l’école et durant les heures du service de garde.

1.9 Soins de santé

Pour éviter tout risque de propagation, nous vous demandons de garder votre enfant à la maison s’il présente les signes suivants : fièvre, grippe, vomissements, diarrhée, maux de ventre ou maladie contagieuse.

Si jamais un enfant ne se sent pas bien durant la journée, nous vous appellerons pour venir le chercher si nous le jugeons nécessaire. Il est possible que nous soyons dans l’impossibilité de vous préparer son travail dans l’immédiat. Par contre, nous pourrons le faire pour la fin de la journée.

Une fiche médicale a été complétée lors de l’admission. Si un changement devait être apporté, il importe de nous en informer dans les plus brefs délais. Pour administrer des médicaments, fournis préalablement par les parents, nous vous demandons un avis écrit et signé de votre part.

L’élève de l’École Apostolique est couvert par une assurance accident 24 heures sur 24. Des documents à ce sujet vous seront envoyés dès le début d’année et le montant requis sera ajouté à votre première facturation.

2.0 Tenue vestimentaire

En tout temps, les élèves doivent porter les vêtements prévus par la collection selon les règles suivantes. Il est à noter que vous pouvez commander des vêtements en ligne à l’adresse suivante : http://www.clement.ca/fr/ecole- apostolique.aspx

Le costume officiel lors d’activités spéciales :

Pour les filles : La jupe à carreaux, le chemisier bleu, à manche 3⁄4, le débardeur et le collant marine et des souliers noirs.

Pour les garçons : Le pantalon, la chemise bleue et le débardeur, bas bleus à la cheville et souliers noirs.

Au quotidien :

Tous les vêtements de la collection sont permis tout au long de l’année. Cependant, avant le 1er mai, le débardeur est obligatoire avec le polo ou la chemise, pour les garçons et les filles. Après cette date, le débardeur n’est plus obligatoire. Les bas doivent être:

aux chevilles, blancs ou bleus, avec les pantalons et aux genoux blancs, bleus ou rayés avec le port de la jupe.

Les souliers noirs sont obligatoires. Les ballerines, sandales, les souliers avec un talon, les espadrilles noires ainsi que les souliers de type « Puma » sont proscrits.

En éducation physique :

Le short marine et le t-shirt blanc à l’effigie de l’école doit être porté. Le chandail en coton ouaté ne peut être porté en classe, il est réservé aux sorties et au cours d’éducation physique. Des espadrilles, offrant un bon support, sont obligatoires.

Nous vous rappelons qu’il est obligatoire d’identifier tous les vêtements et les objets de votre enfant à son nom en utilisant des étiquettes autocollantes ou un crayon indélébile.

2.1 Objets perdus

Nous recommandons que tous les objets de valeur restent à la maison afin d’éviter des pertes coûteuses.

Prendre note que, nous ne nous tenons nullement responsables des objets perdus ou volés à l’école.

2.2 Objets ou jeux défendus à l’école

Si votre enfant se présente à notre école avec des objets ou jeux énumérés plus bas, nous nous verrons dans l’obligation de lui confisquer, pour la journée. S’il y a récidive, d’autres conséquences peuvent être prévues.

Toute carte de collection ou revues que les enfants échangent (hockey, baseball, etc.).

  • Tous les jouets ou accessoires incitant à la violence (jouets de guerre, armes blanches, etc.) de même que les objets pyrotechniques (pétards).
  • Tous les jeux et les objets électroniques : baladeur, MP3, iPod, iPhone, cellulaire, GAMEBOY, etc. (À moins d’une consigne spécifique et exceptionnelle de la part de l’enseignant (e)).
  • Les trottinettes et les planches à roulettes.

2.3 Périodes de récréation

Pour tous les bienfaits que les enfants en retirent, nous vous informons que tous les enfants devront aller à l’extérieur aux périodes quotidiennes de récréation. Comme elles sont assez longues, il est donc important que les enfants soient habillés convenablement afin qu’ils ne prennent pas froid.

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Pour qu’un élève soit exempté des périodes de récréation prises à l’extérieur, les raisons doivent être jugées importantes comme une fracture, une opération récente ou un problème de santé majeur. Il sera donc nécessaire d’avoir une recommandation du médecin, pour qu’une exemption s’applique.

2.4 Activités parascolaires

Un grand choix d’activités parascolaires est proposé aux enfants sur l’heure du midi et en début et en fin de journée. Les informations nécessaires vous parviendront en septembre et en janvier pour les inscriptions.

2.5 En cas de différend

Il est bien normal d’éprouver, à l’occasion, quelques inquiétudes en ce qui concerne votre enfant et ce qui se passe à l’école. N’hésitez pas à communiquer avec son titulaire d’abord et avant tout, par une note dans l’agenda ou en communiquant avec le secrétariat pour laisser un message à la personne concernée. Si cette première tentative ne permet pas de résoudre la situation, le signalement de la situation doit être acheminé à la direction de l’école dans les meilleurs délais. Vous pouvez la rejoindre à l’adresse suivante : marieclaude.bradette@lecoleapostolique.com

Si jamais la plainte s’adressait à la direction générale et que vous êtes vraiment inconfortable d’en discuter avec elle, vous pouvez vous adresser au comité exécutif du conseil d’administration. Pour ce faire, vous devez écrire un message électronique à l’adresse suivante : ce@eapostolique.ca. Le tout sera géré en toute confidentialité.

2.6 Bibliothèque

Il est possible, pour les élèves, d’emprunter des livres à la bibliothèque. Les élèves demeurent responsables des livres empruntés. Tous volumes égarés ou non retournés avant le 15 juin seront facturés.

Signature des parents :

J’ai pris connaissance des règles du code de vie de l’école Apostolique. Je m’engage à collaborer avec l’école dans l’application des règles du code de vie et du système d’encadrement disciplinaire. Je suis prêt à soutenir mon enfant, à l’aider et à l’accompagner, tout au long de l’année.

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ANNEXE 1

Politique d’absence pour un voyage sur le temps scolaire

Depuis quelques années, la direction et les enseignants sont de plus en plus confrontés à de nombreuses demandes de parents désireux de partir en voyage avec leur enfant sur le temps d’école, c’est-à-dire à l’extérieur des grands congés tels que le congé de Noël et/ou la semaine de relâche.

Nous désirons vous informer que depuis 2008-2009, la politique suivante s’applique :

  • Considérant que le temps d’apprentissage est précieux pour tous les enseignants;
  • Considérants que des absences prolongées ont un impact sur la réussite des élèves;
  • Considérant que les périodes de vacances scolaires sont connues longtemps d’avance;
  • Considérant que les fins d’étape sont connues ainsi que les évaluations en cours d’étape;
  • Considérant que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a un calendrier d’examens obligatoires pour les élèves de 6e année et de 4e année.

Nous vous informons de l’application de la politique suivante :

  • Les parents doivent informer la direction de l’école par écrit de l’absence de leur enfant, de la durée avec date de départ et de retour ainsi que le motif de ce voyage au moins 2 semaines avant le départ;
  • Les parents devront s’assurer que leur jeune fasse lui-même une démarche pour rattraper les matières scolaires perdues (par exemple, demander de remettre un exemplaire des photocopies données pendant son absence);
  • L’enseignant n’a aucune obligation de reprendre un examen ou une évaluation ni au retour ni avant une période de vacances ou d’allongement des périodes de vacances connues (par exemple, ajout d’une semaine après le congé de la semaine de relâche);
  • L’enseignant n’a aucune obligation de remettre une planification de travail supplémentaire pour les semaines d’absence (par exemple, un enfant quitte pour 3 semaines avec le souhait d’avoir la planification de l’enseignant pour les 3 prochaines semaines);
  • L’enseignant ne devancera pas un (ou des) examen (s) pour un élève qui s’absente pour un motif de voyage;
  • L’école ne mettra pas la note « 0 » pour un examen non fait, mais la mention « non- évaluée »;

Tout examen ministériel ne peut être fait en dehors de la date prévue par le MELS. En cas d’absence, l’examen ne peut être repris et entraînera la note de « 0 », à l’exception d’une force majeure (hospitalisation ou décès d’un proche.)

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Code de vie de l’élève de l’École Apostolique

1.

Je vis en harmonie; je suis respectueux envers moi-même, envers les

autres et les règles de l’école :

  • En tout temps, j’évite de poser des gestes qui nuisent aux autres : bataille, menace, moquerie, paroles blessantes, intimidation, rejet, vol, bousculade, croc-en-jambe, etc.
  • En classe, j’adopte une attitude respectueuse. Je suis attentif, j’écoute et respecte bien les consignes.
  • Je m’applique dans mes devoirs et leçons, je fais signer mes documents et je les remets à temps.
  • J’arrive toujours à l’heure à l’école.
  • Je laisse mes objets de valeur à la maison: MP3, iPod, ainsi que mes jeux électroniques.
  • Je n’amène aucun objet dangereux et à connotation de violence.
  • Je ne porte pas de coiffures colorées et extravagantes, percing, ceinture et bracelets à clous ainsi que tout autre objet trop voyant.
  • Pour téléphoner chez moi, je dois toujours avoir l’autorisation d’un membre du personnel de l’école.
  • Je respecte les adultes qui interviennent auprès de moi par une attitude et un langage respectueux. J’utilise le vouvoiement et un timbre de voix adéquat.
  • Je respecte mes pairs en utilisant un langage respectueux.
  • J’utilise toujours les formules de politesse : s’il vous plait, merci, bonjour et au revoir.
  • Je porte fièrement et en suivant les règles, le costume de l’École Apostolique en classe et en éducation physique.

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Sur 2.

la cour, je m’amuse dans le respect

  • Je ne vais pas sur les talus en toute saison.
  • Je reste toujours à l’intérieur de la cour.
  • Je m’abstiens de jouer dans les escaliers.
  • Sur le préau, il est permis de faire des jeux calmes seulement.
  • Je suis assis pour me balancer et j’évite de me tenir autour si je ne me balance pas.
  • Je ne lance pas des objets : balles de neige, cailloux, copeaux de bois.
  • Je respecte les règles de jeux collectifs et l’aire de jeu désigné à ma classe.

3.

D

ÉPLACEMENTS; je me déplace calmement et en sécurité.

  • Je ne peux pas courir et sauter dans les corridors et les escaliers de l’école.
  • Je prends l’habitude d’aller à la toilette avant la récréation ou avant de remonter en classe.
  • Je suis calme et discret dans tous mes déplacements.
  • Au son de la cloche, je cesse de jouer et je vais prendre mon rang devant l’école. Je me rends au vestiaire, je me déshabille rapidement et je monte immédiatement à ma classe.
  • Je ne peux pas aller sur le stationnement sauf si je suis accompagné d’un adulte responsable.
  • Si je marche pour me rendre chez moi en fin de journée, j’attends l’éducatrice responsable pour traverser le stationnement.

4.

COLLATIONS ET REPAS;

je prends l’habitude de manger sainement.

  • Je dépose mes collations dans mon casier le matin.
  • Je n’apporte pas des bonbons, de la gomme, des croustilles et du chocolat.
  • Je choisis des collations santé; fruits, légumes et produits laitiers seulement, sans noix ou arachides.

E 5.

NVIRONNEMENT; je suis respectueux de mon environnement.

  • Je ne fais pas du vandalisme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’école.
  • Je fais attention au matériel qui m’est prêté. Si je brise quoi que ce soit, j’en suis responsable et je devrai en assumer les frais.
  • Je dépose mes déchets dans la poubelle en tout temps.
  • Je dépose ce qui se recycle dans les bacs bleus.
  1. L’HEURE D’ÉTUDE; je suis assidu pendant l’heure d’étude.
  • À 16 h, je me rends calmement au local d’étude.
  • Je dois avoir tout mon matériel pour faire mes devoirs et mes leçons. Il est strictement défendu de retourner à ma classe pour aller chercher quoi que ce soit.
  • Je reste assis et calme pendant la période d’étude.
  • Si j’ai besoin d’aide, je lève la main pour avoir l’assistance d’une éducatrice.
  • Lorsque j’ai terminé mon travail scolaire, je lis ou je retourne au service de garde.

7.

À LA CAFÉTÉRIA;

je respecte les consignes à la cafétéria.

  • Je circule calmement à la cafétéria.
  • Je reste assis pendant le repas.
  • Je parle à voix basse.

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Contrat d’engagement

Je reconnais avoir lu et discuté de ces règles avec mes parents et mon enseignant. Je m’engage à respecter le code de vie de l’élève de l’École Apostolique pour faire de mon école un lieu d’apprentissage où règne le respect et où il fait bon vivre.

Signature de l’élève : __________________________ Date : ______________

Nous reconnaissons avoir pris le temps de bien lire le code de vie de l’élève de l’École Apostolique avec notre enfant.

Nous verrons à l’encourager à suivre ces règles pour son mieux-être et celui de ceux et celles qui l’entourent.

Signature des parents :

__________________________________

__________________________________

L’Équipe de l’École Apostolique

Veuillez détacher cette feuille, la signer et nous la retourner dès que possible.